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Les amis du colombier Lureuil

HOSPITALE DE LORIOLO

CHEVALIERS DE MALTE EN BRENNE ET EN BERRY Posté le Mardi 26 Janvier 2010 à 07h03

CHEVALIERS DE MALTE EN BRENNE

 

 

 

Les Templiers et les hospitaliers  à REUILLY

 

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 L'ormeteau


 

Sur la commune de Reuilly se dresse la commanderie de l’Ormeteau. En ce lieu fut créée une maison templière au XIIème siècle. Après la dissolution de l’Ordre du Temple en 1312, les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem s’y installèrent. Cette commanderie possédait de nombreux domaines et divers biens en Berry, y compris " une maison du Temple " à Châteauroux.

Installation des Templiers à l'Ormeteau.

Le premier document qui atteste de la présence des Templiers au lieu-dit l'Ormeteau sur la paroisse de Reuilly remonte à 1136, quand ils reçoivent un privilège de l'évêque de Bourges. A cette époque, les commanderies commencent à essaimer dans tous les pays occidentaux (France, péninsule ibérique, Angleterre…).

Les bâtiments subsistant de nos jours comportent un quadrilatère flanqué de quatre tours d'angles de diamètres différents, avec des couvertures en poivrière. Au midi, une tour carrée abrite l'escalier. Un peu plus loin se dresse le pigeonnier reconstruit au XIXème siècle. L'emplacement des fondations de la chapelle est visible, ainsi que différents vestiges. Quand fut prononcée la suppression de l’Ordre du Temple, les Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem reçurent les bâtiments de l’Ormeteau et ses dépendances. Après les destructions de la guerre de Cent ans, le commandeur Jean de Marcenac obtint en 1457 du roi Charles VII l’autorisation de relever les fortifications. La commanderie possédait un four à chaux, près de la Motte à Preuilly, et deux tuileries. C’est ainsi qu’on édifia la maison forte à quatre tourelles qui est parvenue jusqu’à nos jours.

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Reconstitution de la chapelle

Pourquoi le nom de l'Ormeteau ? Sur certaines chartes, on trouve écrit "Ulmo-Tiaut" puis "Orme-Tiaut". On peut en conclure que l'orme (latin Ulmus) est à l'origine du nom. Est-ce une coïncidence si l'orme était un des symboles du Temple ? L'Ormeteau aurait peut-être signifié "l'Orme à Thibault".

 

 

Pourquoi le nom de l'Ormeteau ? Sur certaines chartes, on trouve écrit "Ulmo-Tiaut" puis "Orme-Tiaut". On peut en conclure que l'orme (latin Ulmus) est à l'origine du nom. Est-ce une coïncidence si l'orme était un des symboles du Temple ? L'Ormeteau aurait peut-être signifié "l'Orme à Thibault".

 

 

Une visite à la commanderie en 1789.

"Aujourd'hui neuf mars mil septembre cent quatre vingt neuf, Nous frère Armand Jean Louis de l'Acqueuille, Chevalier de Justice de l'Ordre militaire de St-Jean de Jérusalem, Commandeur de la commanderie de Torte Besse, et Nous Étienne Argy Chanoine Grand Chantre du chapitre de St Laurian de Vatan, en vertu de commission à nous adressée par frère Claude Marie de Ste Colombe de l'Aubépin, Bailly grand croix dudit Ordre, Commandeur de St Paul et Grand Prieur de la Langue d'Auvergne, nous sommes arrivés à l'Ormeteau, chef-lieu de la commanderie de ce nom en Berry où nous avons trouvé frère Louis Alexandre de Savary de Lancosme, Commandeur de la dite commanderie de l'Ormeteau, de Dôle, et Grand-Bailli d'Auvergne."

Ainsi commence un acte (Arch. Dép. de l'Indre, Réf. H 671) intitulé "Visite Prieurale de la Commanderie de l'Ormeteau", comprenant 35 pages grand format, décrivant les biens appartenant à cette commanderie juste avant la période révolutionnaire. Ce document est le dernier d'une longue série d'actes par lesquels les supérieurs de l'Ordre de St-Jean de Jérusalem se tenaient informés de l'état des possessions ainsi que des revenus qui en résultaient. Les cessions de biens étant apparemment peu nombreuses, c'est certainement cet acte de 1789 qui donne la vue la plus complète sur l'étendue de leur patrimoine.

Lorsque frère Armand de l'Acqueuille pénétra dans l'enceinte de la commanderie, ce 9 mars 1789, il était loin de penser qu'une révolution allait bouleverser la France quelques mois plus tard, que la commanderie serait supprimée et que l'Ordre de St-Jean de Jérusalem lui-même serait aboli (pour sa partie française). Comment aurait-il pu imaginer que les biens dont il venait de faire l'inventaire seraient dispersés et vendus à des particuliers quelques années plus tard et que le Commandeur, ce haut seigneur Louis de Savary de Lancosme qui l'accueillait présentement, serait mis en péril en raison de sa noblesse ? Rien ne semblait devoir troubler ces lieux où les chevaliers étaient installés depuis six siècles et demi, d'abord les Templiers jusque vers 1312 puis les Hospitaliers qui en avaient recueilli les biens.

Quoique frère Armand ne pressentît aucun bouleversement concernant son Ordre, il savait fort bien par contre que des élections étaient en cours. Dans le moindre village de France, on votait pour élire les délégués au Bailliage. Ceux-ci allaient désigner les députés aux états-Généraux convoqués par le Roi pour début mai, afin de sauver les finances de l'Etat d'une banqueroute annoncée. En ce début mars, on votait et en même temps, on finissait d'établir les cahiers de doléances qui exprimaient les mécontentements de toutes natures.




La chapelle de Plaincourault

 

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La chapelle romane, érigée à la fin du XIIème siècle, faisait partie de l'ancienne commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. La particularité de la chapelle réside dans ses curieuses fresques murales qui furent peintes du XIIème au XVème siècle. Ayant résistée au temps et aux guerres, elle subit d'importants dommages lors de la révolution française, ainsi la flèche, une pyramide de pierre octogonale, qui surmontait le clocher, fut détruite.

La chapelle, réservée aux membres de l'ordre jusqu'au XIVème siècle devint ensuite une église paroissiale dont l'activité cessa à la fin du XVIIIème siècle. L'édifice fut classé monument historique en 1944. Le Parc Naturel Régional de la Brenne, propriétaire depuis 1994, l'a restaurée afin de la sauver d'une ruine certaine. Elle est ouverte au public pendant les journées du patrimoine

 

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LA Commanderie du BLIZON

 

Située à deux lieues de LUREUIL le BLIZON commune de SAINT MICHEL EN BRENNE à ne pas confondre avec l’abbaye de SAINT CYRAN, était située dans la langue d’aquitaine  ainsi que dans la coutume de TOURAINE.

C’est la  plus importante maison hospitalière de TOURAINE au vu de l’importance de ses membres elle est même désignée sous le nom de baillie.

Elle est distante de PLAINCOURAULT de cinq lieues.

Elle fut d’abord une commanderie templière.

 

Liste des commandeurs connus à ce jour:

 

Commandeur du temple :

 

1207 GUILLAUME LE RUY

 

Commandeurs de l’hôpital :

 

ANTOINE  FAUCONNEAU                                               1480

JOACHIM MARVILLEAU                                                 1522

LOUIS LE VIEULX                                                             1597

GABRIEL DE CHAMBES DE BOIS BAUDRANT           1626

LANCELOT DE CHOUPES                                                1666

JB DE SEMAISONS DE TREHAMBERT                           1726

JJ FRAN9OIS GUINEBAUD                                               1750

LH DE LINGIER DE SAINT SULPICE                              1789

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source A JACQUET



Image LUREUIL

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 Le Temple de Châteauroux

L
es Templiers étaient établis à Châteauroux dès la seconde moitié du XIIe siècle. M. Hubert cite en effet une donation de Pierre de Chanly à l'abbaye de La Vernusse en 1178, donation dans laquelle figurent comme témoins Etienne Raimbaud, templier et Lenoir son frère, prêtre, et la charte fut signée sous le porche de Saint-André de Châteauroux près de la maison du Temple.
Cette maison dont il ne reste rien fut remplacée au XVe siècle par un édifice qui existait encore en 1843, époque où il fut exproprié pour l'agrandissement de la place du Marché.

Dans la visite prieurale de 1789, il est dit qu'on entrait dans la maison par un portail voûté en pierre, au-dessus duquel étaient les armes de La Religion ; un escalier de pierre conduisait à une chambre située au-dessus du portail et à trois autres chambres avec cheminées à manteau, grenier au-dessus et caves au-dessous. Il y avait une grande cour où se trouvait un cellier, et vis-à-vis du portail un appentis avec une porte donnant sur une basse-cour.

Cette maison qui ne fut jamais occupée par les Hospitaliers que pour y loger les receveurs de l'Ordre ou les fermiers-généraux, servit parfois de lieu de réunion pour les habitants de la ville « discutant du fait commun ». En 1704 elle fut affermée par la ville pour servir d'Hôtel de Ville, puis après la construction d'un Hôtel de Ville elle fut louée à des particuliers jusqu'à la Révolution.

Voici quelles étaient les principales dépendances du Temple de Châteauroux :
Dix maisons à Châteauroux, locatures, terres et vignes dans les environs de la ville ; un moulin à la Rochegayne, paroisse d'Arthon, deux moulins à Villaines ; la métairie de la Rochegayne comprenant 200 boisselées de terre et 5 arpents de pré sur la Bouzanne ; des rentes et dîmes diverses ; enfin la forêt du Temple qui comprenait en 1789, 386 arpents de taillis et futaies de chênes, et 126 arpents de brandes.
On voit quelle était l'importance de ce membre de la Commanderie de Lormeteau.

Le revenu total de la Commanderie était en 1692 de 7.059 livres. En 1749 la ferme des revenus s'élevait à 8.750 livres. Ces revenus avaient plus que doublé lors de la visite prieurale de 1789.

Il n'est pas sans intérêt d'étudier le fonctionnement de ces visites prieurales, je vais donner quelques extraits de celle-ci qui décrit une des commanderies importantes de l'Ordre.
Au nom de Dieu, ainsi soit-il. Aujourd'hui neuf mars mil sept cent quatre vingt neuf, nous frère Armand-Jean-Bouis de Laqueuille, chevalier de justice de l'Ordre militaire de Saint-Jean-de-Jérusalem, commandeur de Tortebesse, et nous Etienne Argy chanoine, grand chantre du chapitre de Saint-Laurian de Vatan, en vertu de commission à nous adressée par frère Claude-Marie de Sainte-Colombe de l'Aubepin, bailly, grand-croix dudit ordre, commandeur de Saint-Paul et Grand Prieur d'Auvergne, nous sommes arrivés à l'Ormeteau chef-lieu de la commanderie de ce nom en Berry, et nous avons trouvé frère Louis de Savary de Lancosme commandeur de l'Ormeteau, de Dôle, et grand bailly d'Auvergne, à qui ayant fait connaître le sujet de notre transport, nous avons fait serment savoir : Nous chevalier de Laqueuille sur la croix de notre habit, et nous Etienne Argy la main « ad pectus », de bien fidèlement remplir la commission dont nous nous sommes chargés de la part du dit seigneur Grand Prieur, et pour écrire notre procès-verbal de visite, nous avons pris pour secrétaire Monsieur Me Jean-Baptiste Guenotte, avocat au baillage d'Issoudun qui a également juré la main élevée à Dieu, de ne rien écrire que ce qui sera par nous dicté.

Ensuite nous avons encore fait prêter serment au seigneur grand bailly de Lancosme, commandeur de l'Ormeteau, de vouloir bien, en nous assistant dans le cours de la présente visite, nous faire voir les églises, chapelles, oratoires, châteaux, bâtiments, propriétés, cens, rentes, dîmes, titres, papiers, bois, moulins, et généralement tout ce qui dépend de la dite commanderie de l'Ormeteau ainsi et de même qu'il est porté à notre commission dont lecture lui a été faite par notre secrétaire, ce qu'il a juré sur la croix de son habit et promis de faire, en foi de quoi nous nous sommes soussignés avec le seigneur grand bailly et fait contresigner par notre secrétaire qui a apposé le sceau de nos armes.

(Armes de Lancosme.) Signé : Le bailly de Lancosme.
(Armes de Laqueuille.) Signé : Le chevalier Armand de Laqueuille.
(Armes d'Argy.) Signé : Argy, grand chantre du chapitre royal de Vatan.

Suit la copie de la commission du Grand-Prieur, lequel explique qu'il est obligé par les statuts de faire la visite en propre personne de cinq ans en cinq ans, « mais que pour cause de nos indispositions, incommodités, grand âge et autres empêchements légitimes qui ne nous permettent pas d'agir par nous-mêmes, il nous est permis d'élire et députer deux ou plusieurs de nos frères prudents et capables pour la dite visite en notre lieu et place. A ces causes, etc. »

Il est expliqué aussi dans la commission que le chanoine Etienne Argy est commis co-visiteur « faute de prêtre de notre Ordre ».
Vient ensuite la description des lieux :

Eglise de l'Ormeteau.
« Nous avons commencé la présente visite par l'église de l'Ormeteau qui forme une aile de la petite cour du château du dit lieu où nous avons trouvé messire François Jusseraud, prêtre, curé de la dite église, qui après nous avoir introduit dans icelle en observant les formalités d'usage, nous a conduit au-devant du maître-autel où après avoir reçu l'absolution avec la custode nous l'avons examinée, trouvée d'argent et dorée suivant les canons, ensuite il nous a fait voir un soleil entièrement d'argent ainsi que son croissant, le tabernacle est doublé en soie ».

Suit la très longue nomenclature de tout ce qui concerne le culte, vases sacrés, ornements d'église, chasubles, chapes, linge d'autel, etc. Il est dit que le curé est nommé par le commandeur qui lui paie la portion congrue.

La description du château reproduit, à peu de choses près, celle de la visite de 1749 ; on a seulement remplacé le pont-levis qui n'avait plus sa raison d'être par un pont de pierre, plus commode. Il est à remarquer que les tours qui, actuellement, paraissent d'une hauteur disproportionnée étaient vraisemblablement moins élevées au temps des commandeurs. Il est dit en effet dans le procès-verbal de visite de 1789, que le bâtiment principal n'a qu'un premier étage, grenier au-dessus, les tours ont, au niveau du grenier, un étage avec chambres, dont deux à cheminées ; au-dessus sont des greniers fuselés terrés, donc il n'y avait que deux étages aux tours ; elles en ont trois actuellement.
A la sortie du portail était un colombier « en forme de tour » qui a disparu aujourd'hui, comme aussi la chapelle.



   

Le procès-verbal de visite décrit ensuite tout le domaine et « l'état des fonds » pièce par pièce, champ par champ. Les étangs ont disparu, déjà à cette époque on les desséchait pour les remplacer par des prés.



Suivent :
Le domaine de la Porte ;
Les locatures du village de Lormeteau ;
Celles de Piedbertaut ;
De la Tréchauderie ;
De Pouzelas ;
De La Motte ;
Du Maras ;
De Chambon ;
De Piédebois ;
De Bauvoir ;
De Villepruère ;
Du Chauffour.


Puis on visite le membre du Temple de Châteauroux ;
Les métairies de La Rochegayne, paroisse d'Arton.

Le procès-verbal décrit aussi d'innombrables locatures et maisons dont quelques-unes à Issoudun.

Bestiaux d'Etat :
« Les gros bestiaux qui doivent rester dans la Commanderie sont évalués à la somme de 3.317 livres, plus il doit rester dans la Commanderie pour 180 livres de charrettes, essieux et fumiers ».

« Les menus bestiaux, tant ouailles que guérins, vassives et vassiveaux sont au nombre de 2.770 chefs ».

L'état des revenus de la Commanderie nous donne le prix des grains en 1789 : le boisseau de seigle et froment est compté 1 livre, le boisseau de mouture, 10 sols, le boisseau de marsèche 15 sols, le boisseau d'avoine 10 sols.

Le poinçon de vin est coté 20 livres.

Le revenu total de la Commanderie se monte à 18. 139 livres.

Les charges locales se décomposent ainsi :
Au juge bailli de la justice – 24 livres.
Au procureur fiscal – 12 livres.
Au greffier – 12 livres.
Au garde de pêche et chasse – 160 livres.
Au curé de Lormeteau pour la portion congrue – 550 livres.
Au chapitre de l'Eglise de Bourges, à cause de la métairie de La Motte – 260 livres.
Total – 1 .018 livres.

Charges envers l'Ordre et charges royales :
Responsions – 2. 202 livres 1 sol.
Charges royales – 809 livres 15 sols 10 deniers
Droits annuels de l'archiviste de Lyon – 6 livres.
Pour bourse commune à Paris – 37 livres. 11 sols.
Pour pensions à des messieurs chevaliers – 1 .207 livres. 13 sols.
Partant il reste à M. le Commandeur – 12 858 livres. 2 sols. 6 deniers.

On lit ensuite :
Enquête générale.
« Nous avons fait venir Philippe Mindet, Jacques Herblot, Paxent Bûcheron, Jean Girard, tous laboureurs, habitants du village de Lormeteau, âgés de plus de trente ans, lesquels après avoir levé la main à Dieu au cas requis, nous ont dit qu'ils connaissaient parfaitement le seigneur Commandeur, qu'ils savent qu'il habite sa commanderie depuis 1782, qu'il ne cesse de l'améliorer et de veiller à la conservation des droits et biens qui en dépendent, qu'il fait un bien infini aux pauvres et qu'ils prient pour la conservation de ses jours ».

A la fin est écrit :
Nous, visiteur et co-visiteur, en vertu de commission à nous adressée par le vénérable Bailli de Laubépin, Grand-Prieur d'Auvergne, certifions et attestons à Son Altesse Eminentissime Monseigneur le Grand-Maître et son sacré Conseil à Malte, que nous avons exactement et avec zèle rempli notre commission en nous conformant aux statuts, règlements, ordonnances capitulaires et louables coutumes de l'Ordre. En foi de quoi nous nous sommes soussignés et avons apposé le sceau de nos armes. Fait à Lormeteau en Berry le dix neuf mars mil sept cent quatre vingt neuf.

Sceau. Signé : Le chevalier Armand de Laqueuille.
Sceau. Signé : Argy, grand chantre du Chapitre royal de Vatan.

Le docteur Fauconneau-Dufresne, qui a fait paraître en 1875, dans la revue Le Bas-Berry, une notice sommaire et quelque peu fantaisiste sur la Commanderie de Lormetault, donne la liste des biens vendus nationalement avec les prix relevés aux archives de l'Indre et les noms des acquéreurs. Cette analyse est intéressante, mais il faut en retrancher certains biens qui n'appartenaient pas à Lormetault et dépendaient de la Commanderie de Villefranche.


En retranchant ces biens, voici la liste et les prix que donne M. Fauconneau-Dufresne :
Château et dépendances de Lormetault – 101.387 F.
Domaine du Pied-Bertault – 27.200
Domaine de Chauffour et de la Billauderie – 22.600 F.
Domaine de Pont-Bordas – 49.000 F.
Domaine de la Michauderie – 43.000 F.
Domaine de Villaprevières – 64.200 F.
Domaine de Chambon et moulin – 95.000 F.
Domaine de Beauvoir – 60.500 F.
Total – 361.887 Francs.

Et l'auteur ajoute : « En évaluant en bloc les locatures, les moulins, les terres et les vignes d'après les prix des ventes ci-dessus, nous trouvons que le résumé de toutes ces ventes forme la somme de 366.900 Francs ».

Ce chiffre est peut-être exagéré, mais enfin, en ajoutant ce chiffre à celui des ventes énumérées ci-dessus, on arrive à un total approximatif de 729.000 Francs.

« Qu'on juge, dit M. Fauconneau-Dufresne, combien toutes ces propriétés, passées aujourd'hui dans des mains intéressées à les faire bien valoir ont acquis de valeur ! »

Il est certain que la valeur ayant plus que doublé depuis 1791, on pourrait évaluer aujourd'hui celle de Lormeteau à 1.500.000 Francs.

Le revenu total en 1789 était, nous l'avons vu, de 18.000 livres. Il serait aujourd'hui de 50.000 francs au moins.


Commandeurs de Saint-Jean de Jérusalem
1328. — Raymond Giraud.
Gironné d'argent et d'azur.

1385. — Hugues de la Tour.
D'azur à la Tour d'argent.

1397. — Jean Griveau.
Je pense que ce commandeur est le même que Jean Grivel qui fut aussi commandeur de la Vaufranche dans le même temps, et qui portait d'or à la bande échiquetée de sable et d'or de deux traits.

1419. — Renaud de Bressolles.
D'azur, à trois bandes d'argent.

1423. — Jean de Chevenon de Bigny.
D'azur au lion rampant d'argent armé et lampassé de gueules, à l'orle de cinq poissons d'argent.

1446. — Jean de Marcenat.
D'argent au chevron d'or accompagné de trois roses du même.

1489. — Amanion de Bigny.
Comme dessus.

1507. — Pierre de Breuillebault.
De gueules à la croix ancrée de vair.

1521. — Aymar du Puy.
Bandé d'argent et de gueules, à la fasce d'or brochant sur le tout, chargée de trois roses de sinople.

1536. — Hemery des Ruyaux.
D'or au lion monstrueux de sable, à face humaine de carnation, chevelée et barbée de sable.
Cette maison dont le nom s'écrivit jusqu'au XVIe siècle des Ruyaux s'écrivit depuis des Reaulx ; elle a donné de nombreux chevaliers à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem).

1555. — Etienne de Fraisgne.
D'or à la croix ancrée et nilée de sable.
1559. — Gilbert des Serpents.
D'or au lion d'azur armé, lampassé et couronné de gueules.

1576. — Marc de la Goutte.
Ecartelé, au 1 et 4 d'azur à la croix pattée d'or cantonnée de quatre croisettes du même, au 2 et 3 de gueules à trois larmes d'argent 2 et 1.

1581. — Aymar de Clermont-Chaste.
De gueules à deux clefs d'argent adossées et posées en sautoir.

1608. — François de Bethoulat.
De sable au chevron d'argent accompagné de trois chardons d'or. (On trouve dans les titres comme dans Vertot ce nom écrit tantôt Berthoulat, tantôt Bethoulat, cette dernière orthographe est la vraie).

1611. — Sébastien de Bethoulat.
Comme dessus.

1623. — Jean de Mariât.
D'azur à une licorne rampante d'argent.

1637. — François de Crémaux.
De gueules à trois croix tréfilées au pied fiché d'or 2 et 1, au chef d'argent chargé d'une face ondée d'azur.

1643. — Jean de Fay de la Tour Maubourg.
De gueules à la bande d'or chargée d'une fouine d'azur.

1681. — César de Grollée-Vireville, grand prieur d'Auvergne.
Gironné d'or et de sable de huit pièces.

1684. — Gabriel du Closel.
D'argent à la fasce de gueules chargée de deux coquilles d'or et accompagnée de deux têtes de mores tortillées d'argent, une en chef et l'autre en pointe.

1658. — Claude de Montagnac.
De sable au sautoir d'argent accompagné de quatre molettes du même.
1663. — Jean de Forsat.
De gueules à la fleur de lys d'or.

1667. — Guillerot de Langot.

1670. — Alexandre de Chevrière de Tanay.
D'argent à trois chevrons cle gueules, à la bordure engreslée d'azur.

1690. — François du Peyroux de Mazières.
De gueules à trois chevrons d'argent et un pal du même brochant sur le tout.

1719. — Philibert du Saillant.
Ecartelé : au 1 et 4 de sable à l'aigle éployé d'or, au 2 et 3 d'argent au lambel de trois pendants de gueules.

1775-1790. — Louis-Alexandre Savary de Lancosme, bailli grand-croix de Malte.
Ecartelé d'argent et de sable.

 

sources: internet

 


 


 

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