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La commanderie de LUREUIL

HOSPITALE DE LORIOLO

Les métiers du Moyen-âge Posté le Mardi 27 Mars 2012 à 20h32

 

Les métiers du moyen-âge

 

Les paysans au Moyen Age

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Les paysans (appelés aussi vilains ou manants) constituent 90% de la société au Moyen-âge. Au Moyen-âge, les paysans étaient très pauvres. Ils vivaient à la campagne et dans les fermes. 
Les plus pauvres n'étaient pas libres de faire ce qu'ils voulaient, ils appartenaient au seigneur du château qui pouvait les vendre ou les donner à qui bon lui semblait : ce sont les serfs.

Le seigneur est propriétaire de la seigneurie.

La seigneurie comprend deux parties:

  • la réserve qui est la terre dont les produits appartiennent directement au seigneur. 
  • les tenures qui sont les terres cultivées par les paysans.

En échange les paysans doivent des droits au seigneur :

  • le cens : redevance en argent en échange de la tenure.
  • le champart : part de la récolte due au seigneur
  • les corvées : travaux obligatoires sur la réserve.
  • la taille : taxe établie en fonction des besoins du seigneur.

Les paysans ont une vie quotidienne très dure. Le travail des champs est pénible.

On cultive les céréales (le blé, seigle, avoine) et on vit de la cueillette dans les forêts. Les travaux de la ferme comportaient : l'élevage, l'agriculture, le ramassage du foin, l'entretien des outils et la collecte du miel.

Le forgeron 

Les forgerons étaient souvent dans les villages, alors que la plupart autres des métiers comme les tisserands ou des meuniers, étaient plutôt à l'extérieur du village. 

Le métier du forgeron se décline en différentes spécialités : maréchal-ferrant, serrurier, faiseur de cercles, faiseur de charrues, maréchal des forges.

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Les activités du forgeron :

Ferrage des chevaux, et donc fabrication des fers.

Fabrication des cerclages de roues des charrettes.

Fabrication des cercles pour le tonnelier, serrures et quincaillerie.

Fabrication des divers araires, ainsi que tous les outils des champs : faux, faucilles, râteaux, houes...

Fabrication des divers outils pour le jardin : pelle, pioche, fousou, bêches fourches...

Crémaillères, broches, tisonniers, moines.

Fabrication des enseignes en fer forgé et des éléments de mobilier : lit, pieds, bougeoirs...  

il utilisait plusieurs métaux. Les trois métaux les plus importants le fer, l'acier, le plomb. Les outils qu'utilisait le forgeron sont : le marteau, la tenaille et la gouge.

 Les bergers 

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Les bergers assuraient la conduite et la surveillance d'un troupeau d'ovins et lui dispensaient des soins si nécessaire, pour le compte d'un ou plusieurs éleveurs. Ils réalisaient éventuellement la transformation fromagère.

Ils observaient l'état général et le comportement du troupeau, ils organisaient, puis empruntaient et adaptaient les parcours au cours de l'estive (période de présence en haute montagne, l’été).
  Ils dressaient et utilisaient le ou les chiens pour la conduite du troupeau.
Exceptionnellement, ils pouvaient être amenés à assurer l'agnelage (mise bas des brebis).
Ils apportaient les soins aux bêtes (plaies, sutures, piqûres...). Les bergers entretenaient les équipements de l'estive et organisaient sa vie quotidienne.
Ils prévoyaient et commandaient l'outillage pour les travaux de maintenance.
Ils exécutaient les travaux de réparation.
Ils nettoyaient le matériel les équipements.
Ils prévoyaient son équipement personnel et son alimentation.

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Les tisserands étaient plutôt à l'extérieur du village. 
Certains travaillaient chez eux. D’autres travaillaient en ville.

Des marchands venaient apporter la laine ou du tissu.

Ils filaient d'abord la laine et c'était souvent les femmes qui faisaient ce métier. Quand le fil était utilisable, le tisserand pouvait exercer son métier, en travaillant sur son métier à tisser qu'il faisait marcher avec les pieds et les mains. Ensuite, le tissu était prêt pour le foulage. En premier, le tissu était trempé, puis piétiné, dans l'eau pour améliorer la qualité du tissu. Après il était étiré, séché, cadré puis tendu.

 

Le meunier

 

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Un meunier est une personne qui moud la farine à l'aide de deux meules en pierre qui fonctionnent avec la force du vent ou de l'eau. Le meunier vit assez pauvrement, le travail est très rude. Même sous le soleil tapant, la neige, la pluie ou la grêle, le meunier travaille beaucoup. Il doit : entretenir le mécanisme, démonter et nettoyer les meules, régler la quantité des graines versées entre les deux meules. Sans meunier plusieurs métiers n'existeraient pas : le boulanger, le marchand...

 

 Le boulanger

 

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Un boulanger est une personne qui fabrique du pain. Au Moyen-âge, le pain était souvent acheté par les pauvres. La cuisson du pain se fait à l'intérieur d'un four ovale. L'intérieur du four est fait, en général, en terre cuite. Dans la campagne, les fours sont faits en dalle de pierre. Les boulangers gardent tout l'argent qu'ils gagnent grâce à leurs ventes afin d'acheter des habits et de la nourriture. Les femmes des boulanger aidaient souvent les hommes.

Ces métiers d'alimentation sont les premiers à s'organiser parce qu'ils jouent un rôle très important dans les villes qui s'agrandissent. Il semble qu'a chaque fois qu'un nouveau village se créait, on édifiait une chapelle et un four.

Les cuissons et la gestion des redevances étaient confiées au fournier

 

Les talmeliers 

 

Talmelier serait l'ancien nom des boulangers français. Deux hypothèses quant à l'origine du nom : le talmelier dériverait de tamiser, ou bien de taler qui signifiait battre (idée de pétrissage) et boulanger apparaît plus tardivement vers la fin du 12 ème siècle.

 

Au Moyen-âge, pratiquement toutes les céréales étaient panifiées (orge, avoine, épeautre, seigle). Le froment, céréale fragile était tout à fait minoritaire.

 

Le charpentier.

 

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 Le métier de charpentier recouvre tous les métiers du bois du fuste qui participent à la construction des cathédrales, des forteresses et des maisons à pans de bois en réalisant les charpentes, les moules de voûtes ainsi que les échafaudages et les appareils de levage: grues, roues, treuil, etc.

 

Les maîtres charpentiers du roi devaient, pour être admis, avoir travaillé quelques temps dans les ports et réaliser un chef d'œuvre qui consistait en la construction d'un gouvernail ou d'un cabestan.

 

Le maître charpentier est alors autant architecte qu'ouvrier et travaille avec le maître maçon et le tailleur de pierre.

 

On distingue et jusqu'au XVIIe siècle :

Les charpentiers de la grande cognée pour les travaux de grandes structures et les planchers, les charpentiers de la petite cognée, pour les ouvrages de moindres dimensions comme les coffres et les bancs (XIIIème siècle).

 

Les marchands

 

Au début du XIème siècle, plus des trois quarts de la population vit dans les villages. Dans les villes, les quelques marchands sont très rapidement sollicités par les souverains, les évêques, l'aristocratie, pour le commerce de biens et de marchandises diverses.

Leur rôle consiste d'une part à aller chercher puis à transporter souvent par voie d'eau et aussi par voie de terre, les marchandises produites ailleurs que dans les villes : vêtements, étoffes de luxe, objets rares, mobiliers, épices, pierres précieuses et or, vin ou huile, fer et autres métaux.

Pour devenir marchand, il faut être courageux, pour affronter les mers de l'Europe du Nord et du Sud et les fleuves sauvages, pour affronter les peuples étrangers. Vient ensuite la connaissance des coutumes commerciales, du droit commercial des lieux visités, la pratique des langues étrangères (le latin et le français), se tenir sur ses gardes et une bourse bien remplie pour les prêts.

Le marchand prête aussi de l'argent contre intérêt, les « les banquiers ».

Au début du XIVème siècle, les produits alimentaires font l'objet, d'un actif commerce international notamment le blé et le vin, favorisant la multiplication des marchés et des foires. Le sel, indispensable à la conservation des poissons et des viandes est très largement demandé. Les fruits secs de Méditerranée et les épices d'Orient aussi. Les fourrures très recherchées ainsi que la laine et le bois sont acheminées aussi par le marchand. Il importe et exporte les colorants textiles comme la pastel de Lauragais ou la garance ainsi que les fibres textiles comme le chanvre ou le lin.

Les commerçants devinrent rapidement plus riches que les artisans.

 

Grâce à cet essor, naissent dans les grandes villes des quartiers nouveaux, « les bourgs » et les faubourgs, « les bourgeois », situés près du port ou du marché. Dans les ruelles étroites de la ville, on vend les armes, du vin, de la bière, des bijoux... Les activités présentant un risque d'incendie ou dégageant de fortes odeurs étaient cantonnées à l'extérieur de la ville ou à la périphérie des zones habitées.

 

 

Les techniques des marchands

 

A l'origine, les marchands accompagnent leurs marchandises jusqu'au lieu de vente, le marché. Par la suite, certains d'entre eux, les plus riches, devinrent sédentaires, les « hommes d'affaires ». Ils durent alors utiliser un réseau de correspondants et de commis (facteurs) établis au loin. Les autres, les « colporteurs », continuent d'aller de ville en ville pour y vendre des objets de faible valeur ou ont pignon sur rue, les « boutiquiers » (tavernier, drapiers, etc...).

Le chevalier

 

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L'époque des chevaliers a débuté vers l'an 900 et s'est terminée à la fin de la période que les historiens appellent le Moyen-âge, vers l'an 1500. On appelle chevaliers les combattants qui ont les moyens d'avoir un armement. C'est un groupe fermé: seul un fils de chevalier peut devenir chevalier. Cavaliers à cheval, revêtus d'une lourde armure (cotte de maille, heaume.) et armés d'une épée, ils forment la cavalerie lourde nécessitant un équipement coûteux.

On le devient par la cérémonie de l'adoubement :
on remet les armes et on fait un signe de croix avec l'épée sur le jeune homme
.

Un chevalier peut se placer sous la protection d'un seigneur plus puissant, il devient son vassal : c'est la cérémonie de l'hommage. Le vassal doit obéissance à son seigneur et en échange il reçoit un fief (souvent une terre). C'est pourquoi on dit de cette société qu’elle est féodale. Au sommet de la pyramide féodale, il y a le roi qui est le plus grand des seigneurs au Moyen-âge. 
Les chevaliers sont aussi appelés nobles ou gentilshommes (en opposition aux vilains = les paysans) Comme ils risquent leurs vies en combattant, ils ont droit à des privilèges (ils ne travaillent pas et ne paient pas d'impôts). Leurs loisirs : la chasse, les tournois.

Le page et l'écuyer sont au service du chevalier. Ils s'occupent de ses chevaux et de son matériel ou l'aident à se revêtir de son armure.

On exige du noble plusieurs qualités : 
la loyauté, le courage, le sens de l'honneur, le respect de la veuve et de l'orphelin.

 

 

 

 

 

Le tisserand 

2 commentaires. Dernier par andrea le 09-01-2014 à 18h24 - Permalien - Partager
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