
Aucune course des nuages, aucun air du temps
N'aurait pu prévoir qu'avec l'age que tu deviendrais un tel gland
Meme le plus puissant des mages allié au magicien blanc
Ne pourrait rendre sympathique ton pathétique air suffisant
Tu passes tes journées à mater et juger tous les gens
A mépriser garçon et fille que tu ne trouves pas de ton rang
Tu ris de toutes tes blagues pour que l'on voie tes dents
Le plus triste dans tout ça c'est que tu te crois intelligent
Les histoires que tu racontes pour te fabriquer une vie
Meme Perrault dans ces contes ne raconte pas temps de conneries
Avec les filles tu t'inventes des batailles de toute une nuit
Quant tu as en fin de compte juste eu le temps de sortir ton fusil
Je ne désespère pas qu'un beau jour le temps te rende moins con
Quand il aura tissé lentement d'affreuses rides sur ton front
J'espère aussi que quelques caries viendront noircir ton sourire
Le temps qui passe sait parfois me faire rire
Il vit sans souci et sans aucun chagrin
Sa famille et ses amies comme seul destin
Il se laisse porter là ou le courant l'emporte
De toute façon il sait que ses amours sont mortes
Il a un pauvre boulot, c'est mieux que le caniveau
Parfois on le surprend à chanter avec les oiseaux
Il rêve tout le temps comme font les enfants
D'arbre, de foret et de chevaliers blancs
Ce monde inhumain le ferait bien pleurer
Mais il n'a plus le cœur à y penser
Il préfère s'amuser et chanter tout le temps
L'alcool ça immobilise les remords un instant
Il rêve parfois d'avoir un enfant
Qu'il protégera de ce monde de truand
Il lui apprendrait sûrement à jouer au foot
Mais il vit seul et continue sa route
Au gens qui souffrent, il tend parfois la main
Mais jouer les sauveurs n'est pas son destin
Il rit tout le temps et c'est un bon copain
Il n'a peur que du temps et du mot fin
Les bras de Morphée viennent de se desserrés
Il est déjà trop tard, vingt minutes de retard
Lentement elle se dépêche, saute du plumard
Et pour ce coiffer pas besoin d'un pétard
Elle a le temps de rien
Car elle fait rien tout le temps
Elle pense au lendemain
Seulement le jour suivant
Et elle gère son destin
Toujours tout doucement
Elle arrive enfin au bout de huit plombes
Faut dire qu'elle est de l'autre bout du monde
Soixante mètres c'est loin quand on a des tongs
Son patron la voit, jette un regard sombre
Elle a le temps de rien
Car elle fait rien tout le temps
Elle pense au lendemain
Seulement le jour suivant
Et elle gère son destin
Toujours tout doucement
Elle s'est fait engueuler, elle a serré les dents
Pour ne pas montrer qu'elle a pris ça en souriant
Elle prend enfin son taf d'un air nonchalant
Elle se dépêchera seulement s'il y a du vent
Elle a le temps de rien
Car elle fait rien tout le temps
Elle pense au lendemain
Seulement le jour suivant
Et elle gère son destin
Toujours tout doucement
Elle est assez jolie sous ses cheveux frisés
Et pour un rien elle se met à se marrer
Elle prend sa vie toujours du bon coté
Prendre son temps ce n'est pas se stresser
Si je n'ai pas, posé de rose sur ta tombe
C'est qu'à ce moment là je n'étais qu'une ombre
Qui aurait voulu suivre ton trépas
Si je n'ai pas, eu la force de te dire au revoir
Il ne faut pas trop m'en vouloir
Mais te voir comme ça, je ne pouvais pas
Je n'étais pas, prêt de ta famille
Quand haut perché, le curé a dit
Que le bon dieu t'ouvrira ses bras
Si je n'ai pas, suivi le troupeau sanglotant
De tous tes nombreux amis d'antan
C'est que le présent ne me plaisait pas
Si je n'ai pas, pu te dire je t'aime
T'offrir un dernier poème
C'est que c'était trop dur pour moi
Je n'étais pas, prêt de tes amis
Quand notre bon curé a dit
Que c'est dieu qui t'as appelé là bas
Si je n'ai pas, voulu te voir blême
Toi qui étais la clarté même
C'est que, Je sais, tu n'aurais pas aimé ça
Si je n'ai pas, pu retenir mes larmes
C'est qu'au plus profond de mon âme
Ce jour là n'existait pas
Je n'étais pas, prêt du marbre froid
C'est que ma lâcheté tu vois
Ne m'a pas permis d'aller jusque là
L'aurore ayant volé une à une toutes les étoiles,
Le soleil sur mon corps tisse ses premières toiles
Et tout droit sorti de la brume de mon sommeil
Ton visage me revient comme unique ciel
Et malgré les nuages qui empêchaient ton retour
Le vent de mes rêves me rappelât mon amour
Le temps a mal refermé toutes mes cicatrices
L'étendard de ton souvenir à nouveaux se hisse
Car
Je t'aime encore, je t'aime encore
J'ai l'impression que le temps est mort
Je t'aime encore, je t'aime encore
Le temps donne parfois des remords
Un goût amer tapisse pourtant ma bouche
Aussi beau fut ton visage c'est toi qui m'as trahi
De l'arbre de notre amour ne reste qu'une souche
Et les promesses lointaines que t'as laissé pourrir
Et pourtant voici que ma raison s'envole
Pour pouvoir t'aimer plus que de raison
Les feuilles de mon âme virevoltent
Me rappeler de toi à fait renaître mon addiction
Car
Je t'aime encore, je t'aime encore
J'ai l'impression que le temps est mort
Je t'aime encore, je t'aime encore
Le temps donne parfois des remords