Et bien ça y est, me voici parti à Paris la peur au ventre, mais avec une soif de l'inconnu!
Courageux, mais pas téméraire, j'étais bien content que Guillaume soit venu me chercher à la gare. Tout c'est bien passé, à un bémol pret: j'ai perdu mon sac de couchage sur le chemin pedestre entre le métro et l'appart...
Mais je m'en tire plutot bien: l'appart est petit pour 2, mais on tient et on s'en accommode.
Je ne commence qu'a 10h30, j'ai donc tout mon tps pour le rer. Le trajet est pas trop long (~ 40 minutes) et de toute facon j'ai piqué l'ipod de ma maman
Surprise: le coin est neuf (en reconstruction depuis 1991). Et la fac est énorme (environ 6 bâtiments), les locaux superbes.
Je suis ds le bâtiment Condorcet au 4° étage et mon bureau (que je partage avec 3 autres personnes dont mon maître de stage) a vue sur la Seine.
En me promenant, je suis tombé sur un mystère: (promis j'enquète)
Peut etre le savez vous: l'Université française est en grêve. (ci dessus une photo du batiment de mon labo) Mais savez vous pourquoi?
La réponse est assez simple: la PEUR. En effet, le status des Universitaires (chercheurs/professeurs) est assez vague car il n'est pas remis à une loi, mais à un ensemble de décrets assez flous. C'est en voulant modifier ces décrets que l'état se heurt à une réticence profonde.
Les réformes entamés par Mme le ministre Pecresse font peur. Par exemple: un scientifique ne sera plus jugé que sur ces publications. Cela démontre une méconnaissance du milieu universitaire. A quel moment sont considérés les enseignants/chercheurs comme des enseignants? L'enseignement sera alors délégués aux "mauvais" chercheurs, mais seront-ils pour autant de bon professeurs? rien ne l'assure.
Comment sera compté le temps que passera l'enseignant avec ses éleves en dehors de ses heures de cours? (création de filière, de cours/ tutorat/orientation/suivi de stage...) Comment sera compté le temps que passera un chercheur à monter un réseau international de recherche ou à participer à l'administration de son établissement?
Tout cela est très flou. Sans compter que certain prennent peur de la place de plus en plus importante que prend le président d'Université dont les droits augmentent en parallèle avec ceux de notre président de la République...