-Do you have a smoke?
-A what ? A WHAT? Look at my nose, dripping some viruses from its nostrils, look at my whiter-than-white face and listen to my stressed tone, do I look to you like someone who can overcome her cold even if she could die to have one small fucking steam of cigarette?
-Eeer no..." It has been five days that I quit smoking, not that I want to, I just caught a really nasty cold. Ok for those of you who did not know (really? You really really did not know?) I smoke.
Today I got an interview for a job (welcome to the fabulous world of "we-love-you-but-you-do-not-have-enough-experience"). The man was speaking, speaking, speaking and after ten minutes, I realised that I did not hear anything of the last 5 minutes, nothing! Nothing! I was kind of nervous, because I don't even know what I was thinking about, I just switched off. "What do you think about it then? the man asked This is what we call a " moment de solitude" (solitary moment) -What do I think? What do I think? -Yes, said the man, eager to know -Well. I think. I think that this is good!! The man ensconced himself in his armchair, looking happy. -People who are motivated are the best!" Good!! I am motivated!! Wait a minute... Motivated for what??
Eh oui un mois déjà que je travaille... travailler voila un vilain mot. Le fait de ne pas avoir les bureaux, d'attendre le coup de fil du patron pour me dire d'être dispo le jour même dans trois heures (dont une à se préparer et une pour arriver au boulot). Voila de quoi me faire péter une durite, si ce n'est la deuxième et dernière restante. Pour couronner le tout me voila à répondre au téléphone, la voix pâteuse d'avoir fait la grasse matinée en faisant semblant de comprendre ce que mon interlocuteur me raconte en javanais. "Mmmoui, tout à fait, je comprend tout à fait votre... votre question? -non ce n'est pas une question je vous dis que je vous envoie le devis -oui, voila c'est ce que je voulais dire...hum" Et puis chercher bébé à l'école et me coltiner les mères de familles... enfin coltiner plutot les eviter comme la peste. Ma fille ceci, mon fils cela. Les mères de familles s'attendent à ce que leurs enfants à cinq ans soient quatrilingues et aient une formation internet poussée. "Commennnnnt? jacassent ces béquasses, vous n'inscrivez pas votre enfant pour faire du yoga tantrique? " Puis vient le regard de désaprobation désolé; genre: eh bien, mais il ne sera jamais un business man accompli celui-la... Mouais. Double mouais. Vivement la paye, vivement que j'aye un CDI, après le reste...
ah ouais? Publié le Vendredi 9 Janvier 2009 à 17:11:55
J'ai découvert une chose très intéressante au sujet des patrons. Ce dont ils parlent ils le comprennent très bien mais ne comprennent pas que leur interlocuteur ne suive pas aussi facilement, surtout si au préalable on ne leur à pas expliqué. Réunion au sommet ce matin. Devant moi se tient le patron, son bras droit, deux fournisseurs. La réunion dure toute la matinée et moi je note. Je note ce que je peux étant donné que je n'ai pas la moindre idée de ce que je note. Les produits sont clairs comme de l'eau de roche pour tout le monde, sauf moi. Je ne connais pas le nombre de produits, quel est le processus de fonctionnement de la boite, à vrai dire je ne sais même pas ce que je dois faire au sein de la boite... l'entretien d'embauche à consisté à me demander si j'étais capable. "Oui bien sur... euh capable de quoi? -De faire des choses polyvalentes -oui, tout à fait, mais euh... polyvalente... euh polyvalente? -Oui." Ooooook. Et moi qui me dépatouille avec des fournisseurs qui reviennent sur leur paroles, j'ai de quoi m'arracher les cheveux. "on vous livre mercredi... peut-etre... -Comment? dis-je en m'étranglant, hier c'était mardi sûr!! -Les aléas économiques de la branche benchmarketing avec un taux de 3% sur le PIB brut du sud Brésil ont fait que ça à changé. -... quel rapport avec les ordinateurs que vous deviez me livrer MARDI? -Rien, mais on peut pas vous livrer mardi". Espèce de petit trou du cul! -Ecoutez, mon cher et tendre monsieur que je respecte beaucoup d'ailleurs, j'ai promis à mon patron que tout serait livré mardi et vous me dites mercredi. Je suis peut-etre charmante au téléphone mais pas mon patron (oooooh que non), voulez-vous que je vous le passe? -Non. De toute façon je pourrais pas vous livrer avant même si j'ai votre patron au téléphone. (bruit bizarre au téléphone, je crois qu'il était en train de se curer le nez)." Mais quel est l'abruti qui à supprimé le droit au fouettage des vassaux?
Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil. Vous ne le saviez pas? Eh bien il était temps de l'apprendre. Oui en France on peut commander pour un chiffre à 4 zéros, se faire livrer et monter tout en indiquant que l'on souhaite payer le mois suivant par virement. Le fournisseur se retrouve donc avec un client dont il n'a aucune idée s'il pourra payer. Rajoutez à cela le fait de rajouter encore des fournitures et le fournisseur tiquera légèrement pour les livrer, puis rajoutez à cela aussi le fait que vous allez commander dorénavant tout chez lui et que vous espérez aussi que ce sera un paiement à la fin du mois mais que ces toutes nouvelles commandes doivent arriver dans deux jours. "On est les clients quand même". Oui, des clients qui n'ont rien payé et qui sont déjà relou dès le départ, je ne sais pas trop quoi en penser. Du coup je dois trouver un fournisseur qui accepte ces paiements différés, mais je dois les trouver d'où? D'internet voyons! Mais comment ça nous n'avons pas encore internet? Qu'à cela ne tienne, Nono à un clavier intégré dans la paume de sa main. Il faudra juste les apeller aux horaires de bureau, d'un telephone... que nous n'avons toujours pas... qu'à cela ne tienne, Nono à un téléphone portable et c'est bien connu apeller d'un portable c'est teeeeeeellement gratuit. "Bon on vous livre jeudi le materiel informatique. -Bien. -Et pour le paiement? -Mais voyons, un virement à la fin du mois très cher!" Alala qu'est-ce qu'on est bien en France!
Je devrais publier un blog rien que sur les matins brumeux ET/ OU les matins pas de chance. Je pense que j'aurais des choses à dire... Tout d'abord les matins brumeux, ce sont les matins qui suivent une nuit (une nuit? Depuis quand les jeunes mamans célibataires avec des enfants insomniaques en ont? on dirait plus un mot vulgaire qu'autre chose), donc ces matins suivent des nuits chaotiques. Première chose en se levant, se cogner le pied sur le monstrueux jouet transformers de son fils, y laisser la moitié de son talon et se péter la jambe sur la table en tombant, parce qu'on voulait voir ce qui s'était encastré sur son talon. Mettre des hauts talons et se bloquer le pied sur tous les trous des chaussées de Paris. Se faire siffler dans la rue parce qu'on à mis une jupe en plein hiver (et alors, je suis pas la seule, pourquoi ça tombe sur moi?) Arriver parfaitement à l'heure au bureau et se rendre compte que tout le monde est arrivé en retard (sous-entendu personne pour admirer la performance). Enfin après trois jours durant lesquels je ne pouvais pas bosser, car les bureaux étaient vides, reprendre les dossiers en cours et se faire sermonner par le patron car on n'a pas géré ces dossiers qui m'ont été transmis... il y à quatre jours... Me voila maintenant chancelante, une clope au bec, à téléphoner à la France entière pour faire en sorte que Mon-Dieu-je-vous-en-prie tout se passe à merveille. Et puis aussi accessoirement, appeler toutes les mères de famille pour leur dire que l'anniversaire de mon fils se déroule à la fin de la semaine. Déjà que pour mon anniversaire je m'y suis prise deux mois à l'avance... Bon il faut dire que j'ai une bonne excuse: une dizaine d'enfants survoltés, drogués à je ne sais quelle drogue (ça doit être de la bonne, faudra que je me renseigne sur leur fournisseur) qui jouent, hurlent, courent et crient dans tout l'appartement. J'y vais à reculons. Et moi qui doit trouver encore des fournisseurs, me faire livrer rapidamente tout ça basé sur ma seule bonne foix car je n'ai ni la carte bleue de la boite, ni le chequier, ni le relevé. C'est comme si on demandait à un courreur de faire un marathon "mais sans les pieds"... Voilà coup de gueule du jour!