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La tularémie

La tularémie

La tularémie Publié le Samedi 14 Mai 2011 à 11:22:15

La tularémie est une maladie infectieuse provoquée par Francisella tularensis, le bacille de Francis (anciennement Pasteurella tularensis), une petite bactérie qui a la propriété de traverser la peau saine. Cette maladie se rencontre exclusivement dans l'hémisphère nord.

Historique

Le biologiste moléculaire Siro Igino Trevisanato décrit une maladie en -1350 au Moyen Orient dont les symptomes et le mode d'infection (décrits dans des lettres envoyées au pharaon Akhénaton au sujet d'un fléau à Simyra(en)) rappellent cette maladie. Une décennie plus tard, les hittites attaquent cette région et sont à leur tour contaminés. Les Arzawas voulant conquérir les terres de leur voisin hittite, ce dernier laisse volontairement dans ses villages pillés des moutons contaminés. Il s'agit du premier usage connu d'arme biologique. Cette arme se répand dès lors dans toute l'Anatolie puis sur le continent européen lors des guerres par les Égéens de la Grèce antique1.

La maladie a été décrite pour la première fois en 1911 par George W.McCoy, un chirurgien militaire, sur des écureuils du lac de Tulare(en) dans le Comté de Tulare en Californie. La bactérie Francisella tularensis est isolée l'année suivante chez un patient souffrant d'une « deefly fever » (fièvre de la mouche du daim), sous le nom de Bacterium tularense. En 1921, Francis décrit précisément la maladie sous le nom de tularémie, mais différents synonymes persistent: « rabbit fever » (fièvre du lapin), « hare fever » (fièvre du lièvre), maladie de Ohara, maladie de Francis ...

En 1924, Parker, Spencer et Francis isolent la bactérie chez la tique Dermacentor andersoni(en) et démontrent le rôle des tiques dans la transmission de la bactérie. Dès 1929, Parker montre qu'il existe une transmission transovarienne de la bactérie, établissant ainsi le rôle des tiques en tant que réservoir de la maladie.

Étiologie

La tularémie est une zoonose due à un très petit coccobacille (0,3 - 0,6 microns) : Francisella tularensis. Le réservoir principal de la bactérie est constitué par les laogomorphes et les rongeurs, mais la bactérie peut infecter bien d'autres espèces de vertébrés et d'invertébrés. En france, elle atteint essentiellement les populations de lièvres, et la maladie peut être transmise à l'homme par contact avec les viscères (chasse). Ainsi les lièvres et les tiques représentent les principaux vecteurs de l’infection humaine. Dans les trois quart des cas, elle est transmise par contact direct de la peau (pénétration du germe à travers la peau saine possible mais favorisée par des égratignures) avec des animaux infectés, des végétaux, le sol, le matériel contaminé (clous, lame, etc.) ou par des éclaboussures projetées dans l’œil ou sur des plaies cutanées ; la contamination peut également être due plus rarement à des piqures d’insectes Tabanidae et par ingestion d’aliments ou d’eau contaminés.

Pathogénie

Ce germe est très rare en Europe occidentale mais relativement fréquent en Europe orientale et en Scandinavie. La maladie peut revêtir une forme locale : ganglion qui évolue vers la suppuration (bubon) ou une forme typhoïde, généralisée, parfois avec éruption.

Diagnostic

  • Il y a une grande difficulté à mettre le germe en évidence par culture directe, même lorsqu'il est visible en grand nombre dans le pus ganglionnaire, il est rare d'obtenir un développement. Il en va de même de l'hémoculture qui est constamment négative. Pour cette raison, il est préférable d'inoculer le prélèvement à une souris ou un cobaye et de sub-cultiver la rate de l'animal sacrifié sur milieu artificiel.

Complémentaire santé

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La tularémie Publié le Samedi 14 Mai 2011 à 11:21:04

La tularémie est une maladie infectieuse provoquée par Francisella tularensis, le bacille de Francis (anciennement Pasteurella tularensis), une petite bactérie qui a la propriété de traverser la peau saine. Cette maladie se rencontre exclusivement dans l'hémisphère nord.

Historique

Le biologiste moléculaire Siro Igino Trevisanato décrit une maladie en -1350 au Moyen Orient dont les symptomes et le mode d'infection (décrits dans des lettres envoyées au pharaon Akhénaton au sujet d'un fléau à Simyra(en)) rappellent cette maladie. Une décennie plus tard, les hittites attaquent cette région et sont à leur tour contaminés. Les Arzawas voulant conquérir les terres de leur voisin hittite, ce dernier laisse volontairement dans ses villages pillés des moutons contaminés. Il s'agit du premier usage connu d'arme biologique. Cette arme se répand dès lors dans toute l'Anatolie puis sur le continent européen lors des guerres par les Égéens de la Grèce antique1.

La maladie a été décrite pour la première fois en 1911 par George W.McCoy, un chirurgien militaire, sur des écureuils du lac de Tulare(en) dans le Comté de Tulare en Californie. La bactérie Francisella tularensis est isolée l'année suivante chez un patient souffrant d'une « deefly fever » (fièvre de la mouche du daim), sous le nom de Bacterium tularense. En 1921, Francis décrit précisément la maladie sous le nom de tularémie, mais différents synonymes persistent: « rabbit fever » (fièvre du lapin), « hare fever » (fièvre du lièvre), maladie de Ohara, maladie de Francis ...

En 1924, Parker, Spencer et Francis isolent la bactérie chez la tique Dermacentor andersoni(en) et démontrent le rôle des tiques dans la transmission de la bactérie. Dès 1929, Parker montre qu'il existe une transmission transovarienne de la bactérie, établissant ainsi le rôle des tiques en tant que réservoir de la maladie.

Étiologie

La tularémie est une zoonose due à un très petit coccobacille (0,3 - 0,6 microns) : Francisella tularensis. Le réservoir principal de la bactérie est constitué par les laogomorphes et les rongeurs, mais la bactérie peut infecter bien d'autres espèces de vertébrés et d'invertébrés. En france, elle atteint essentiellement les populations de lièvres, et la maladie peut être transmise à l'homme par contact avec les viscères (chasse). Ainsi les lièvres et les tiques représentent les principaux vecteurs de l’infection humaine. Dans les trois quart des cas, elle est transmise par contact direct de la peau (pénétration du germe à travers la peau saine possible mais favorisée par des égratignures) avec des animaux infectés, des végétaux, le sol, le matériel contaminé (clous, lame, etc.) ou par des éclaboussures projetées dans l’œil ou sur des plaies cutanées ; la contamination peut également être due plus rarement à des piqures d’insectes Tabanidae et par ingestion d’aliments ou d’eau contaminés.

Pathogénie

Ce germe est très rare en Europe occidentale mais relativement fréquent en Europe orientale et en Scandinavie. La maladie peut revêtir une forme locale : ganglion qui évolue vers la suppuration (bubon) ou une forme typhoïde, généralisée, parfois avec éruption.

Diagnostic

  • Il y a une grande difficulté à mettre le germe en évidence par culture directe, même lorsqu'il est visible en grand nombre dans le pus ganglionnaire, il est rare d'obtenir un développement. Il en va de même de l'hémoculture qui est constamment négative. Pour cette raison, il est préférable d'inoculer le prélèvement à une souris ou un cobaye et de sub-cultiver la rate de l'animal sacrifié sur milieu artificiel.

Complémentaire santé

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La tularémie Publié le Samedi 14 Mai 2011 à 11:19:38

La tularémie est une maladie infectieuse provoquée par Francisella tularensis, le bacille de Francis (anciennement Pasteurella tularensis), une petite bactérie qui a la propriété de traverser la peau saine. Cette maladie se rencontre exclusivement dans l'hémisphère nord.

Historique

Le biologiste moléculaire Siro Igino Trevisanato décrit une maladie en -1350 au Moyen Orient dont les symptomes et le mode d'infection (décrits dans des lettres envoyées au pharaon Akhénaton au sujet d'un fléau à Simyra(en)) rappellent cette maladie. Une décennie plus tard, les hittites attaquent cette région et sont à leur tour contaminés. Les Arzawas voulant conquérir les terres de leur voisin hittite, ce dernier laisse volontairement dans ses villages pillés des moutons contaminés. Il s'agit du premier usage connu d'arme biologique. Cette arme se répand dès lors dans toute l'Anatolie puis sur le continent européen lors des guerres par les Égéens de la Grèce antique1.

La maladie a été décrite pour la première fois en 1911 par George W.McCoy, un chirurgien militaire, sur des écureuils du lac de Tulare(en) dans le Comté de Tulare en Californie. La bactérie Francisella tularensis est isolée l'année suivante chez un patient souffrant d'une « deefly fever » (fièvre de la mouche du daim), sous le nom de Bacterium tularense. En 1921, Francis décrit précisément la maladie sous le nom de tularémie, mais différents synonymes persistent: « rabbit fever » (fièvre du lapin), « hare fever » (fièvre du lièvre), maladie de Ohara, maladie de Francis ...

En 1924, Parker, Spencer et Francis isolent la bactérie chez la tique Dermacentor andersoni(en) et démontrent le rôle des tiques dans la transmission de la bactérie. Dès 1929, Parker montre qu'il existe une transmission transovarienne de la bactérie, établissant ainsi le rôle des tiques en tant que réservoir de la maladie.

Étiologie

La tularémie est une zoonose due à un très petit coccobacille (0,3 - 0,6 microns) : Francisella tularensis. Le réservoir principal de la bactérie est constitué par les laogomorphes et les rongeurs, mais la bactérie peut infecter bien d'autres espèces de vertébrés et d'invertébrés. En france, elle atteint essentiellement les populations de lièvres, et la maladie peut être transmise à l'homme par contact avec les viscères (chasse). Ainsi les lièvres et les tiques représentent les principaux vecteurs de l’infection humaine. Dans les trois quart des cas, elle est transmise par contact direct de la peau (pénétration du germe à travers la peau saine possible mais favorisée par des égratignures) avec des animaux infectés, des végétaux, le sol, le matériel contaminé (clous, lame, etc.) ou par des éclaboussures projetées dans l’œil ou sur des plaies cutanées ; la contamination peut également être due plus rarement à des piqures d’insectes Tabanidae et par ingestion d’aliments ou d’eau contaminés.

Pathogénie

Ce germe est très rare en Europe occidentale mais relativement fréquent en Europe orientale et en Scandinavie. La maladie peut revêtir une forme locale : ganglion qui évolue vers la suppuration (bubon) ou une forme typhoïde, généralisée, parfois avec éruption.

Diagnostic

  • Il y a une grande difficulté à mettre le germe en évidence par culture directe, même lorsqu'il est visible en grand nombre dans le pus ganglionnaire, il est rare d'obtenir un développement. Il en va de même de l'hémoculture qui est constamment négative. Pour cette raison, il est préférable d'inoculer le prélèvement à une souris ou un cobaye et de sub-cultiver la rate de l'animal sacrifié sur milieu artificiel.

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