ESPACE POETIQUE OUVERT L’ ESPACE POETIQUE OUVERT Accueille tous les poètes de tous pays qu’ils soient inconnus, méconnus, connus, reconnus, en langue française, dans le cadre de ce 4ème festival international de la Poésie, apparaissant comme un acte fondateur ivre du chant de l’Homme voguant au dessus des ombres. Poètes des cinq continents à la pensée haute, à vos plumes !.. C’est la philosophie de cette tribune libre qui prône une totale ouverture aux voix du Monde Un livre – anthologie sous forme nouvelle en perspective à éditer dans un proche avenir pour que l’on garde … une trace Yvan Tetelbom Adresser 1 poème de votre choix Avec le libellé ESPACE POETIQUE OUVERT voir conditions dans : http://poetesaparis.asso-web.com/ DINA SIRAT (ISRAEL) Le monde exulte le monde n'est qu'Extase voici l'Enfant et j'ai donné la Vie mais moi mon enfant au-delà de l'amour qui déjà me submerge c'est l'effroi qui m'emplit car en plus de la vie c'est bien sa finitude que je t'offre en partage je n'y peux rien je te l'assure c' est la règle du jeu la règle de la Vie alors pour me faire pardonner je t'apprendrai je t'apprendrai à abreuver tes yeux au scintillement de l'eau à t'émouvoir face à la rose en bouton ou épanouie je te ferai écouter les souffles des vents et aussi les murmures des soleils, des levants je te ferai saisir la lumière de l'hiver et le rose clairvoyant aux soleils couchants des prières et des pierres murs de Jérusalem
je t'apprendrai à t'arrêter à faire silence simplement pour lever un regard vers le ciel je t'apprendrai ausi à écouter les mélodies tristes ou gaies mais qui toujours à toi-même t'ouvriront et à lancer ton corps dans la danse sans retenueet sans souffrance enfin je t'apprendrai à te découvrir face à l'autre sans crainte pour qu'à ton tour tu découvres l'Amour et la force et le goût de donner à la vie des âmes renouvelées et pour qu'au seuil du Grand Voyage de ta mémoire n'émanent mon enfant, mon amour que la douceur d'un soir la force d'un regard l'amour que j'ai pour toi DINA SIRAT s'exprime : je vis depuis quelques années dans une petite ville d'Israël, mosaïque étonnante, passionnante. Docteur en Biologie, j'ai été plusieurs années chercheur dans un laboratoire INSERM à Paris avant de me tourner vers l'enseignement. Puis ma passion pour la recherche a trouvé une nouvelle voie d'épanouissement -déconcertante pour certains- en l'étude de l'astrologie, autre Art exigeant...
JOSS OLETTA FRANCE
NOMADE Batoul Azizpour IRAN Aujourd’hui j’ai cassé deux verres Hier quatre tasses Et il y a bien longtemps Tout ce que j’avais en mémoire Demain J’enfilerai l’avenir dans le chas d’une aiguille et le pendrai autour de mon cou sans doute Par ici l’amour passera poétesse, critique, chercheuses et essayiste littéraire est née en 1954 à Masjed Soleyman, petite ville pétrolière située dans le sud de l’Iran. Elle poursuit en 1980 ses études en littérature Persane à l’ Université de Téhéran. Elle travaille dans les plusieurs journaux et magazines en tant critique littéraire et éditeur. Puis en 1986 elle s’exile en France suite des problèmes subis par l’Association des Ecrivains Iraniens dont elle fait partie. En France elle défend une thèse de doctorat sur la Perse du 16eme siècle, époque où l’islam shiite monte au pouvoir pour la première fois en Iran. Œuvres poétiques. Sommeil de Lili , Poème de la liberté, La lune épousée, Terre en échec, Mots et Crayon, Les saisons s’effondrent. Et plusieurs essais littéraires sur le Roman et la Poésie moderne en langue persane.
Poésie et Musique ont toujours participé à ma vie et c'est par elles que naturellement me viennent les mots et les rythmes pour transmettre mes émotions. C'est par elles aussi que j'ose espérer une voie d'échanges entre les peuples, échanges porteurs d'espoir, porte ouverte sur la Paix, en une région ou passions et exaspérations se mêlent, encore souvent pour le pire. Pour que l'ardente recherche de Paix trouve enfin à s'épanouir, pour qu'elle ne soit pas qu'illusoire...
Silencieux
Comme un ciel étoilé
Comme un pin isolé
Comme une ombre étalée
Sous l'écorce d'un arbre
Orgueilleux
Comme un prince à genou
Comme un regard de fou
Ou les yeux d'un voyou
Qui retiendrait ses larmes.
Je te connais depuis longtemps
Tu es en moi depuis toujours
Dans mon désir de liberté
Mon goût des grandes solitudes,
Comme j'aime évoquer ma terre
Je pense à toi, d'un même élan.
Regarde-moi. Je te regarde
Et te vois au-delà de toi-même.
Je contemple ta vie
Et la mêle à la mienne
Nous sommes faits de souvenirs
Aux sources de notre rencontre
L'aventure se cristallise
Et nous voilà tels que nous sommes
Deux inconnus au même rire.
Karim BELLIL
FRANCE
L’ASILE
Ne me jugez pas, pas sur n'importe quoi,
Pas sur mon physique, je ne suis pas esthétique,
Pas sur ma carrière, j'ai une ambition sommaire,
Pas sur mes amis, Ce n'est pas moi qui les ai choisis,
Pour mon procès, je veux un tribunal équitable,
Avec un président juste et un avocat valable,
Les choses dont on m'accuse doivent être vérifiables,
Diffuser de la poésie ne fait pas de moi un coupable !
Ne m'indiquez pas le chemin, je connais la destination,
Ne m'attachez pas les mains, j'irai de moi-même en prison,
Trouver ma vraie place au milieu des fous et des marginaux,
Mais je reviendrai avec un livre contre vous messieurs les sots.
La société va dans le sens de l'argent, moi celui du vent,
Les gens courent pour arriver devant, moi je prends mon temps,
On critique et on moque souvent les gens un peu différents,
Certains apprenant que j'écris, me demandent ce qui me prend.
Ce simulacre de tribunal m'a prescrit l'enfermement,
Je communique avec vous de ma cellule d'isolement
Je ne suis sûrement pas le premier condamné innocent,
Je crois que je suis dans un asile vu tous les hommes en blanc...
http://bkariole.blog.mongenie.com
ROLAND NADAUS
FRANCE
LUCERNAIRE
Voyant la lumière du soir
Haïti j’écris
ton nom dans l’encre noire
de cette nuit
blanche d’os écrasés
de gravats et de corps mêlés
de sang
–noir ordinaire comme tous les sangs caillés–
Voyant la lumière de ce sang
à d’autres invisible je t’écris
dans ta nuit Haïti
mille fois crucifiée déjà et depuis
plus de cinq cents ans d’homme et que tu cries
–Liberté !Liberté mes frères !–
Parvenu au couchant
de ma vie et voyant
ta lumière sombre illuminer
à nouveau le Nouveau Monde
Haïti je t’écris
–à l’adresse de Toussaint Louverture–
Toussaint que ce nabot de Napo
Léon à talonnettes fit mourir
de séisme lent
dans la froidure d’une basse-fosse avant
d’en faire brûler les restes à la chaux
–prophétique métaphore de ton aujourd’hui Haïti–
Il est digne de te célébrer
Haïti
et de te célébrer de voix saintes
en cette nuit d’horreur sans aurore
qu’une autre nuit
Car par tes morts et ton agonie
soudain tu redonnes Lumière
–à nos consciences éteintes–
POESIE :
Maison de paroles, Mercure de France, 1969 *
A un clerc de Babel, Lieu Commun, 1972 *
Monde tel, préface de Pierre Leyris, Pierre Jean Oswald, 1975 *
21 placards en forme de poing et de main, Fond de la ville, 1976 *
Petites comptines pour un gros cochon, Le Dé bleu, 1977 *
Jours à la colle, La Surgeôlière, 1977 *
Douze cocktails à servir pour réussir dans l'hexagonerie poétique (plus un
treizième), Incandescence, 1978 *
Pour un manifeste du réalyrisme..., 1978 *
39 prières pour le commun du temps, Jacques Brémond, 1979
Bocages, Les Lettres libres, 1985 *
Ecrits d'avant l'écriture, La Bartavelle, 1991
Premier cahier de préhistoire, Verso, 1991 *
Je ne tutoie que Dieu et ma femme, Jacques Brémond, 1992
Dictionnaire initiatique de l'orant, La Bartavelle, 1993 *
Lettre à Saint Glinglin, Jacques Brémond, 1995
Esopiennes, fables en prose, La Bartavelle, 1996
19 quintils pour finir le siècle ici(plus un pour survivre), Clapàs, 1997 *
365 petits quintils (plus 1 pour les années bissextiles), Jacques Brémond, 1997
En cas d'urgence, quintils, Gros Textes, 1999
Prières pour les jours ordinaires, Editions de l'Atelier, 1999
Le chat (du Chester) d'Alice, Alain Benoît, 1999
Tableaux d'une exposition de Modest M., La Bartavelle, 2000
Giai Miniet / Nadaus, Del Arco, 2000
Qu'la Commune n’est pas morte, Encres vives, 2001
Nadaus / Giai-Miniet, Ed. ça presse, 2001
Le sentiment du pas grand chose, Clapàs, 2002
Dieu en miettes, La porte, 2002
Con d’homme et autres jeux de langue d’ô ,Revue Ficelle,2002,illustrations de Scanreigh
Vivre quand même parce que c’est comme ça (anthologie par J.Fournier) Le Dé Bleu ,2004,couverture de Ben-Ami Koller
Guérir par les mots (Poèmes médicaux médicinaux et pharmaceutiques), Cadex, 2004,vignettes de Lewigue
Les Noms de la Ville,"poèmes journalistiques"2006,Soleil Natal éd.
Les grandes inventions de la Préhistoire,2008,photos de Magali Lambert.Corps Puce éd.
Prières d'un recommençant (2009)Ed. de l'Atlantique
Les escargots sont des héros,illustrations de Sophie Clothilde, Soc et Foc éd.(2009)
ROMANS,PAMPHLETS et autres :
Journal-vrac, Rupture 1981 *
Malamavie, Rupture 1982 *
Papaclodo, Rupture 1982 *
Lettre aux derniers mohicans de la République, J. Brémond, 1992
Dictionnaire du jargot des cibistes, Lacour, 1997
K.K. Boudin 1er, roi d'Etronie, La Bartavelle, 1997 *
L'homme que tuèrent les mouches, Gaïa, 1996
Le regard du chien, Gaïa, 1997
Le cimetière des sans-nom, Gaïa, 1999
On meurt même au Sénat, Nykta, 1999
Je ne veux pas mourir yanki, Les Cahiers bleus, 2000
Devine d'où je t'écris,fablépîtres.Ed. Thomas Ragage 2008
La guerre des taupes,roman documentaire.Les Promeneurs Solitaires éd. 2008
Confessions d'un whiskymane français, nouvelles, 2008.Monde Global éd.
CONTES ET CHANSONS :
Contenrêves, Didascol 1980 *
Contahue, Les Francas 1982 *
Contadia, Les Francas 1982 *
Tortue et la caverne, Utovie 1986
Mélodine et Amuselle, Armand Colin 1981 *
LoupGouloup et la lune, Bayard, 2002et 2007 et 2009
Dans l'oreille du géant, Atelier du poisson soluble, 2002
La pieuvre qui faisait bouger la mer; Soc et Foc; illustrations de Sophie Clothilde (2009)
Les escargots sont des héros; Soc et Foc; illustrations de Sophie Clothilde (2009)
DANIELLE BEAUFILS
FRANCE
Sur la rive, les mots se parlent
Ils chuchotent puis se taisent
Soudain, ils crient vers le silence
Et leur écho devient poème
Dans ce silence
Tout devient soudain
Fragile et dérisoire
Sensible et essentiel
Dans ce silence
Un seul geste suffit
Ecrire ...
Danielle Beaufils s'exprime : Ecrire, à même le silence. Le dos sur le sable, ouvert aux mots. Mots qui se bousculent, qui ont encore du mal à venir. Douleur vive au sortir des tombeaux. Ecrire à même le silence, cet océan de pourquoi, parfois tâchés de sang ou d’odeurs de lavande. Oser s’aventurer en soi, là où le verbe nouveau accentue l’éclat de l’ombre ou la joie de la lumière. Là où la parole devient sacrifice. Mais parler toujours, dans le sourire innocent de la nuit qui avance. Ecrire en son écho, de profundis. Je me retrouve au ventre de la terre, abasourdie de mots, et je n’entends plus rien, sinon que l’océan trop chaviré de l’inconscience. Ecrire, comme aller au delà de la terre trop lointaine, celle qui a porté puis enseveli l’homme avec son avenir.
Le monde est là, immense et bleu, dans la source des visages il y a encore la raison du mot, l’herbe tendre à croquer dans la fenêtre des syllabes. Ecrire, tracer un chemin, suivre le fil du vent, mais toujours écrire, comme ce que l’on a retenu trop longtemps et qui vient, explose en millions de phrases maintenant célébrées dans leur naissance. Enfin !