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Musique Jazz

Les origines du jazz

Un petit mot sur le Blues Publié le Vendredi 5 Décembre 2008 à 08:19:56
A la fin du XIXe siècle, une nouvelle forme musicale aux accents de complainte voit le jour, il s'agit du blues qui chante le quotidien des opprimés .
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Fondée sur un schéma d'accords très simples, en général sur douze mesures, la gamme du blues est issue de l'assimilation de la gamme diatonique occidentale et du système musical africain qui ne comprend que cinq tons. Les deux tons (le 3 et le 7e), absents du système africain, sont les blue notes. Ces altérations facultatives font osciller la gamme du blues entre le majeur et le mineur, créant ainsi un climat affectif nostalgique que traduit parfaitement l'expression nord-américaine «I have the blues», «j'ai le cafard ».

Né dans les plantations du Sud, ce chant du paysan noir va gagner bientôt les faubourgs de Chicago où la misère, accrue par l'alcool et la maladie, deviendra le thème le plus fréquent de cette musique particulière où tous les aspects du quotidien sont abordés.
Progressivement, cette musique qui aide les pauvres à surmonter la détresse  va
devenir un art, servant ainsi de base à des développements vocaux
et musicaux de toutes sortes dont la musique country.
Le blues autorise une grande liberté de variations; étroitement mêlé à l'évolution du jazz, il va servir de thème aux plus grands musiciens américains de Memphis SIim à Count Basie, de Duke Ellington à Louis Armstrong. 

Afficher les 3 commentaires. Dernier par peluche chien le 15-09-2013 à 09h35 - Permalien - Partager
Publié le Vendredi 5 Décembre 2008 à 00:40:12
Le jazz désigne un phénomène mondialement connu qui a pris une extension fabuleuse en trois quart de siècles et révèle avec puissance une expression musicale originale. Actuellement, circule beaucoup le phénomène de la country musique qui détient un processus identique dans son développement. Peut-être que bientôt, mes amis de la country construiront un petit blog sur ce sujet. Si vous n'oubliez pas de revenir ici, vous pouvez toujours leur rendre visite sur leur site de country !
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Les esclaves noirs, amenés des côtes occidentales de l'Afrique des tropiques et de l'équateur, débarquent en Louisiane, au sud des Etats-Unis actuels, au début du XVIIe siècle. La foi profonde de ces exilés, leur nostalgie du pays et leur révolte contre les propriétaires qui les exploitaient, s'exprimaient dans des chants, notamment les negro spirituals, le gospel song, le blues et les chants de travail.
Ces mélodies ont précédé le jazz vocal et instrumental. Inévitablement, des amalgames se sont produits entre les traditions africaines d'origine et les musiques des colons. De la rencontre de ces deux mondes, de ces deux états d'esprit, de ces deux sociétés aussi contradictoires, allait jaillir une forme d'expression musicale d'une richesse et d'une originalité exceptionnelles.
C'est à la Nouvelle-Orléans qu'est né le jazz, dans ce port dont la population fut particulièrement composite. Toutes les traditions et les expressions populaires s'y côtoyaient, se confrontaient et se brassaient.
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Les Européens apportèrent des schémas musicaux occidentaux (découpages des morceaux, symétrie, harmonie classique) et un certain nombre d'instruments perfectionnés (trompette, trombone, clarinette, piano), tandis que les populations noires conservèrent fidèlement une puissance d'expression rythmique et mélodique.
Il régnait à la Nouvelle Orléans une extraordinaire effervescence musicale. Dans cette effervescence d'êtres déracinés, la musique représentait un moyen universel de communiquer, elle accompagnait toutes les étapes de la vie quotidienne. A Storyville, le quartier mal famé des lieux de plaisir de la NouvelleOrléans, les petits orchestres se multipliaient. L'endroit se présentait comme un vivier où en quelques années tous les modes d'expression musicale ont existé. Les premières formes du jazz y apparurent par l'improvisation collective sur des thèmes traditionnels.

Peu à peu, les musiciens gagnèrent le nord du pays, empruntant ces bateaux à roues et à vapeur qui remontaient le cours du Mississippi. La plupart d'entre eux s'établirent à Chicago. En 1917, le gouvernement ferme Storyville et les musiciens durent quitter la Nouvelle-Orléans. Le jazz était né , il allait se répandre comme une traînée de poudre dans tous les Etats-Unis et dès le lendemain de la guerre en Europe occidentale,.
A cette époque, on nommait les Etats du Sud le Dixieland. C'est le nom donné, par extension, à cette musique toute neuve qui en vient. Style très dansant, joyeux, qui possède la spontanéité de l'improvisation de ces petits groupes de quelques musiciens jouant tour à tour leur solo. En 1917, une formation d'Américains blancs, l'Original Dixieland Jazz Rand s'installe à New York, y fait les premiers enregistrements de jazz, puis se rend en Europe, à Londres, dès 1919.
Apparaissent alors ces figures de légende que sont Louis Armstrong ou Sidney Bechet. C'est Louis Armstrong, le premier grand musicien de jazz, qui métamorphose la moindre mélodie, bâtissant des morceaux parfaitement construits et développés, imposant à l'orchestre la suprématie du soliste, chanteur ou instrumentiste, vedette virtuose. En Europe, Sidney Bechet et Duke Ellington sont connus dès les années 20 : ils déchaînent l'enthousiasme quand le vieux continent découvre le charleston. Image
Le jazz ne suscitera pas de formations européennes avant les années 30, mais il influencera désormais plus ou moins les compositeurs classiques tels que Stravinski (de même que les jazzmen subiront le choc en retour de la musique européenne).
Après ces débuts, le jazz est constitué en tant que forme musicale : les grands solistes sont au sommet de leur virtuosité: des orchestres de plus en plus remarquables se forment, le plus justement célèbre est celui de Duke Ellington, fameux pianiste qui pourra dire vers 1940 qu'il ne joue plus du piano, mais de l'orchestre. Dans ses orchestrations très raffinées, il introduit notamment l'usage des sourdines aux cuivres, provoquant les sonorités étranges du style «jungle ».
D'autre part, des musiciens européens apparaissent, qui ne sont pas seulement des imitateurs, mais de véritables créateurs dans le style négro-américain; le plus populaire est le guitariste Django Reinhardt. Les tendances les plus diverses se multiplient, mais on peut reconnaître une tendance générale au swing, style né d'une technique de balancement rythmique, de tensions et de détentes puissamment soutenues par la batterie. Ce style, apparu dans les années 30, prédomine, jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ses principaux représentants sont Benny Goodman, Count Basie, Lionel Hampton, Lester Young.
Le bouleversement de la Seconde Guerre mondiale crée des mentalités et des situations sociales profondément différentes de tout ce qui l'avait précédée, et donc des formes d'expression complètement renouvelées. C'est alors l'explosion du style be-bop sections rythmiques augmentées en importance, décalant les accents, désarticulant la métrique traditionnelle, intervenant comme à brûle-pourpoint, harmonies beaucoup plus audacieuses, thèmes brefs, étranges, faisant irruption (les riffs). Le be-bop a ses grands musiciens — Dizzie Gillespie, Charlie Parker, Miles Davis, John Lewis — et évolue sous diverses formes, dont le hard-hop avec Art Blakey.
Depuis les années 60 prédomine le jazz libre (free jazz ou new thing) avec Fric Dolphy, Omette Coleman, Archie Shepp, Cecil Taylor, Sun Râ, tandis que se développe sa face populaire, la pop music. Plus que jamais, le jazz est un moyen d'expression et de communication immédiate des hommes contemporains face aux problèmes de leur temps. 

Afficher les 16 commentaires. Dernier par p le 22-09-2014 à 19h16 - Permalien - Partager