
Je pleure cachément au fond de moi
Le désespoir amer trouble mon émoi
Le bonheur s'est éloigné avec le vent
Entre la joie entre moi, un paravent
Mon destin ait été prédit par l'oracle
Ganache je le suis, rejeté de cénacle
Ma vie, c'est de la crème fouettée
Je ne suis point misanthrope ni athée
Le destin mêle les cartes, toi devine
est-ce l'injustice humaine ou divine?
Pourquoi je vis si je pleure toujours?
Hélas la tristesse dompte mes jours.
Ils me dirent que tu fus belle
Et que toute belle fut infidèle
Je me moquai de leurs dire
D'une courtisane tu fus pire
Ils me dirent que tu fus douce
Et que toute douce fit frousse
Je me ris de ces discours vides
De ta belle bouche je fus avide
Ils me dirent que tu fus fée
Et que toute fée fut fieffée
Je ne voulus pas les croire
De ton élixir j'eus envie boire
Ils me dirent que tu fus exquise
Et que toute exquise fut prise
Je leurs répondis : non !!
De l'amour ma chatte Ninon.
Dans le rivage rosâtre garni de rose
J'ai bu de ta bouche le nectar fucose
En te serrant fermement contre moi
Tes lèvres sirupeux causent mon émoi
Et la velours de tes joues moelleuses
M'enflamme et m'attise la rageuse
Je t'ai ébranlé sur le gazon de la rive
Nos corps scellés sous l'arbre d'olive
Ivre de ton suc je t'embrasse à foison
Sur le cou, les jambettes et le toison
Je te chuchote follement des boutades
Souriante tu me caresses et l'accolade
Dans la paupière de tes yeux radieux
J'ai vu planer mon rêve harmonieux
Tu es ma maîtresse, don de la nature
Je t'aime follement toi, belle créature