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la cachina

cuisine et galéjades

Travailleurs pauvres Allemagne Publié le Lundi 5 Juin 2017 à 07:56:36

Source le Net

Nos voisins ont fait un choix radicalement différent du nôtre : plus de travailleurs pauvres, mais moins de chômeurs. Ce n’est pas forcément un mauvais calcul.

Dès que les clients ont le dos tourné, Hannah Weinkof feuillette nerveusement son livre caché sous le comptoir. «J’ai un examen demain, c’est l’angoisse», s’excuse-t-elle en frottant ses grands yeux fatigués. Tous les soirs, après ses cours, cette étudiante en sociologie rejoint une petite boutique bio près d’Alexanderplatz, au centre de Berlin. De 19 à 22 heures, elle tient la caisse et range les produits. Quinze heures de travail par semaine, payé 450 euros par mois, soit 7,50 euros l’heure. En théorie. «Je pars un soir sur deux à 23 heures, mais les extras ne sont jamais réglés», murmure Hannah. Elle n’envisage pourtant pas de démissionner : son précédent «minijob» dans un restaurant du coin lui rapportait 4,50 euros de l’heure à peine. Et les extras n’étaient pas payés non plus…

Ah, le fameux modèle allemand ! A en croire certains, sa face cachée serait bien peu reluisante. Derrière l’insolente santé de ses exportations, le pays d’Angela Merkel serait ainsi rongé par les inégalités et les ­petits boulots comme celui d’Hannah. «Tout n’y est pas parfait», a ainsi timidement accusé le ministre du Travail, Michel Sapin, début mai. «C’est une horreur économique», s’enflamme de son côté Jean-Luc Mélenchon sur son blog. A en croire le trublion du Front de gauche, le «royaume de l’austérité» fabriquerait des armées de sans-le-sou et s’apprêterait à entraîner toute l’Europe dans la misère sociale. «Mensonges et démagogie», rétorque Christian Hohendanner, de l’IAB, l’institut de recherche de l’office du travail allemand. Selon lui, et beaucoup d’autres, la France fait aujour­d’hui un faux procès à son pays, qui ne produirait en vérité pas plus de pauvreté que le nôtre. «La précarité allemande est un mythe agité par une partie des hommes ­politiques français pour justifier leur immobilisme», confirme Isabelle Bourgeois, du Centre d’information et de recherche sur l’Allemagne contemporaine (Cirac). Alors, qui croire ? Pour trancher le débat, nous sommes allés regarder de plus près ce qui se passe de l’autre côté du Rhin.

A première vue, le marché du travail n’y a pas grand-chose à envier à celui des Etats-Unis, ultralibéral et totalement dérégulé. En 2003, les réformes Hartz, menées par Gerhard Schröder, ont en effet profondément modifié son fonctionnement. Les indemnités chômage ont été sacrifiées, le recours à l’intérim, au temps partiel et autres minijobs grandement facilité, les modalités de licenciement simplifiées. Si l’on ajoute à cela qu’il n’existe pas de salaire minimum ­fédéral en Allemagne – seules quelques branches, surtout dans l’industrie, en ont négocié un – on ne s’étonnera pas que le salariat «atypique» se soit développé depuis dix ans. La part des temps partiels a ainsi grimpé de 18 à 22% (14,4% chez nous) et celle des CDD de 12,5 à 13,8% (15,2% dans l’Hexagone). Surtout, le nombre de travailleurs pauvres, c’est-à-dire gagnant moins des deux tiers du ­salaire horaire médian, a explosé : ils représentent désormais 22% du salariat, contre moins de 7% chez nous. Au total, près de 6,5 millions d’Allemands sont aujourd’hui payés moins de 8,50 euros l’heure, surtout dans la distribution et l’hôtellerie-restau­ration. «Ces deux secteurs concentrent la quasi-totalité des travail­leurs pauvres, tandis que les salariés de l’industrie restent ultraprotégés et bien payés», s’indigne Bernhard Jirku, de Ver.di, le syndicat des services qui se bat pour l’instauration d’un Smic, comme chez nous.

Se contenter de dresser ce constat serait pourtant aussi malhonnête que de résumer la France aux grèves de ses cheminots. D’abord, parce que ces emplois atypiques sont, à quelques exceptions près, loin d’être le cauchemar esclavagiste dénoncé par Mélenchon. «Les statistiques peuvent laisser imaginer le pire, mais elles sont trompeuses», décrypte Christian Hohendanner. La plupart de ces petits boulots n’ont en effet pas d’équivalent en France, ce qui complique la comparaison. Et ils sont très populaires ­auprès des Allemands.

Prenez les minijobs. Des turbins sous-payés grâce auxquels des entreprises ­exploitent honteusement des chômeurs en fin de droits ? Pas vraiment. Les employeurs qui les utilisent paient en effet 30% de charges, contre 20% pour un contrat classique. Lorsqu’on les a créés, dans les années 1960, le pays manquait de bras. Il fallait inventer un dispositif suffisamment alléchant pour inciter la «main-d’œuvre latente», à savoir femmes au foyer, étudiants et retraités, à travailler quelques heures par semaine. Résultat : 450 euros mensuels nets de cotisations sociales pour les salariés et non imposables, pour un job de quinze heures maximum par semaine (Schröder fera sauter cette limite en 2003). «Ces contrats correspondent à une vision conservatrice et patriarcale de la société, mais ils ont tout de suite remporté un grand succès», témoigne Matthias Knuth, spécialiste de l’emploi à l’université de Duisburg-Essen.

De fait, la majorité des 7,5 millions de minijobbers sont, encore aujourd’hui, des mères au foyer, des retraités et des étudiants. 30% sont des salariés classiques qui trouvent là un complément de revenus (exemple type : le prof de sport se faisant quelques centaines d’euros de plus pour entraîner l’équipe de foot du village pendant le week-end). Et moins de 7% sont des chômeurs, qui cumulent salaire et aides sociales. Au bout du compte, 70% des ­minijobbers se disent ravis de leur sort, d’après les sondages réalisés sur le sujet.

Sebastian Prassek, étudiant en marketing, recommencerait par exemple l’expérience sans hésiter. En 2011, dix heures par semaine, il a monté le site Internet et animé la page Facebook d’une association d’étudiants. Grâce à quoi Invoke Media, une start-up canadienne en vue, l’a repéré et lui a proposé un contrat d’un an à Montréal. «Cela m’a permis d’enrichir mon CV tout en gagnant de l’argent», se réjouit-il. L’équivalent d’un stage français, en somme. Andreas Krauss, son ami d’enfance, a quant à lui vu son minijob au service de presse d’un zoo se transformer en emploi à temps plein quand l’été est arrivé. Avant de redevenir un minijob de quinze heures par ­semaine quand il a repris les cours à l’automne.

Pour les employeurs, tout l’intérêt de ces contrats est là : ils sont ultraflexibles. «J’emploie une caissière à temps complet pour la journée et une minijobbeuse pour le soir, témoigne ainsi Jürgen Wolter, patron d’une supérette au sud de Berlin. Je lui ai proposé un CDD classique à la place, mais elle a refusé : elle et son mari auraient dû payer plus de taxes.» Puisqu’ils ne sont pas soumis à l’impôt, les minijobs ne sont en effet pas comptabilisés dans les revenus des couples. Ce qui évite bien souvent à ces derniers de passer dans la tranche supérieure. Du coup, beaucoup d’Allemandes, en particulier les mères d’enfants en bas âge, préfèrent ce genre d’emplois aux temps pleins traditionnels. «Notre pays a trente ans de retard sur le statut des femmes au travail», pointe Jenny Huschke, de la DGB, la confédération allemande des syndicats.

Naturellement, il arrive que certains patrons abusent de ces petits boulots, en particulier dans les commerces et la restauration. Car, même s’ils leur coûtent en théorie plus cher, les minijobbers ne réclament presque jamais les congés payés ou arrêts maladie auxquels ils ont droit, comme les CDD et CDI classiques. «La plupart ignorent même qu’ils y ont droit», regrette Jenny Huschke. D’après les économistes, ces abus restent cependant minoritaires. «Ils ne sont pas plus répandus que le travail au noir et les heures sup non rémunérées dans les restaurants français», ironise Isabelle Bourgeois.

Et puis, si le pays d’Angela Merkel compte plus de travailleurs à bas salaires que nous, ses files de demandeurs d’emploi sont bien moins longues que les nôtres : le taux de chômage y est près de deux fois inférieur à celui de l’Hexagone (5,4% contre 10,9%), les moins de 25 ans sans boulot sont deux fois moins nombreux (12% contre 25%) et le taux d’emploi y dépasse aujourd’hui 72%, soit dix points de plus que chez nous. «Nos voisins ont fait un choix de société très ­différent, ­résume Sylvain Broyer, de Natixis. Ils préfèrent inclure un maximum de personnes dans l’emploi, même précaire, plutôt que d’entretenir des chômeurs.»

Certes, on peut toujours argumenter que le choix français est, sur le long terme, plus pertinent. Et parier que, quand la croissance reviendra, le chômage repartira à la baisse, nous permettant de rattraper le niveau allemand sans recourir aux petits boulots. Le problème, c’est qu’une partie de nos 2 millions de demandeurs d’emploi de longue durée, dont les qualifications sont désormais trop éloignées des besoins des entreprises, ne retrouveront jamais de travail. Les économistes estiment ainsi que notre taux de chômage structurel, c’est-à-dire celui que la seule reprise ne suffira pas à réduire, a grimpé de 2 points depuis 2007, pour s’établir à 9,5% de la population active. «En conservant un maximum de gens dans l’emploi, le modèle allemand évite au moins cet écueil-là», souligne Henrik Uterwedde, de l’Institut franco-allemand de Ludwigsburg. En ajoutant que, depuis 2007, la consommation par tête augmente plus vite outre-Rhin que chez nous, car notre ­pouvoir d’achat est plombé par la crise.

Les petits boulots et l’absence de salaire minimum représentent un autre atout pour l’économie allemande, moins connu et pourtant considérable : leur développement dans le secteur tertiaire a en effet permis à l’industrie de profiter de services à bas coût, ce qui a indirectement contribué à ­doper sa compétitivité. Ainsi le coût des transports et du logement consommés par les PME industrielles est-il demeuré stable depuis 2000, alors qu’il a grimpé de 25% chez nous ! «Si l’on ajoute à cela la montée en gamme des produits d’outre Rhin, on comprend pourquoi les usines hexagonales sont à la traîne», décrypte Sylvain Broyer. «Il est quand même dommage que cet avantage compétitif se conquiert sur le dos des minijobbers», rétorque Bernhard Jirku, du syndicat Ver.di.

Qu’il se rassure : à force de crier au loup, son organisation a convaincu les Verts et les sociaux-démocrates du SPD de se battre pour des hausses de salaires lors des législatives de septembre prochain. «Il est exact qu’il y a parfois des abus, nous ­devons les corriger», a récemment reconnu Angela Merkel elle-même. Sous la pression, elle a commencé à réfléchir au sujet. «La chancelière est une pragmatique», rappelle Henrik Uter­wedde. Si, comme c’est probable, elle remporte les élections, elle mettra certainement sur la table l’instauration d’un salaire minimum légal dans les branches où il n’y en a pas encore, comme le petit commerce et la restauration. Mais ce Smic à l’allemande resterait de toute façon variable selon les secteurs et les régions, histoire de ne pas nuire à la compétitivité. «Nous ne commettrons jamais la même ­erreur que les Français avec leur salaire ­minimum», souffle-t-on au ministère du Commerce. Deutsche Qualität !

Un droit que travail plus flexible que le notre

Pour redresser la compétitivité de son pays, le chancelier Gerhard Schröder a lancé, en 2003, une réforme radicale du marché du travail (les lois Hartz).

- Intérim : Son recours a été facilité : ­désormais, la durée des missions n’est plus limitée. En France, elles ne peuvent pas dépasser dix-huit mois.

- Licenciement : Les procédures de rupture de contrats, CDD ou CDI, sont plus simples que chez nous, notamment dans le cas des licenciements économiques. En France, ces derniers sont si complexes que les entreprises font tout pour les éviter. Par exemple en abusant des ruptures conventionnelles, coûteuses pour la collectivité…

- Indemnisation des chômeurs : Les demandeurs d’emploi allemands ­perçoivent une allocation égale à 60% de leur précédent salaire pendant un an (chez nous, 57 à 75% pendant deux ans, puis dégressif), puis touchent l’aide sociale (850 euros). Et ils sont contraints d’accepter les offres d’emploi, même moins payées.

- Temps des travail : Il varie selon les branches, et les entreprises allemandes disposent de nombreux outils pour le moduler : le compte épargne-temps, plus répandu que chez nous, et le chômage partiel (Kurz­arbeit), qui a concerné 1,5 million de salariés pendant la crise (250 000 seulement chez nous). Pratique…

De notre envoyée spéciale en Allemagne, Marie Charrel

Afficher le commentaire. Dernier par cecileduvieux le 22-03-2018 à 22h23 - Permalien - Partager
On va être encore plus pauvre Publié le Jeudi 18 Mai 2017 à 13:42:09

source le Net

20 des pires déclarations d’Emmanuel Macron

1. « Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord. »

2. « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires. »

3. « Bien souvent, la vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié, il ne faut pas l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties. »

4. « Il y a dans cette société (Doux) une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées. »

5. « Le libéralisme est une valeur de gauche »

6. « Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d’accord. »

7. « Le FN est, toutes choses égales par ailleurs, une forme de Syriza à la française, d’extrême-droite. »

8. « Je n’aime pas ce terme de modèle social. »

9. « Être élu est un cursus d’un ancien temps. »

10. « Vous n’allez pas me faire peur avec votre t-shirt, la meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler. »

11 « Les britanniques ont la chance d’avoir eu Margaret Thatcher »

12 Je dis aux jeunes : « ne cherchez plus un patron cherchez des clients »

13 « La France est en deuil d’un roi »

14 « Je suis pour une société sans statuts »

15 « Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants »

16 « Le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés »

17 : Il qualifie ceux qui, au sein du PS, s’opposent à sa loi (308 articles réactionnaires dont le travail le dimanche, de nuit, ou la privatisation du don du sang) de « foyer infectieux »

18 : « Chaque candidat qui sera investi signera, avec moi, le contrat avec la Nation. Il s’engage à voter à mes côtés les grands projets, à soutenir notre projet. » « Pas de frondeurs » ( l’article 27 de la loi fondamentale dispose que  »tout mandat impératif est nul. Le droit de vote des membres du Parlement est personnel »)

19 : Finie la protection sociale basée sur le salaire Macron propose ainsi un transfert géant de 450 milliards du budget social payé par le capital sur celui de l’état payé par l’impôt

20 : « Je vais faire un CICE durable »

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Je suis outré par cette phrase Publié le Mercredi 5 Avril 2017 à 16:05:42

L'Internaute  > Vidéo > Actualité > 

 


Fillon : "Bérégovoy n'était pas du sérail et il a été livré aux chiens"

 

La viéo sur l'internaute à été retiré : Pourquoi ?

Afficher le commentaire. Dernier par voyance mail rapide le 12-04-2017 à 12h44 - Permalien - Partager
François Publié le Samedi 18 Février 2017 à 06:15:58

 Joseph et Louis sont tous deux agriculteurs.


­­­­­­
 Tout le village sait que Louis est socialiste.
­­­­­­ Un jour, ils se croisent dans les champs et engagent ensemble une petite conversation sur la météo, les cultures et les bêtes….
­­­­­­ Tout à coup, Joseph dit à Louis


­­­­­­- J'peux te poser une question ? T'es socialiste, mais qu'est-ça peut ben vouloir dire être socialiste ?
­­­­­­
­­­­­­- Je vais t'expliquer ça en vitesse répond Louis. Les socialistes sont pour une redistribution équitable.
­­­­­­
­­­­­­- Redistribution équitable, qu'est-ce que tu me racontes là ? demande alors Joseph.
­­­­­­
­­­­­­- Eh bien, je vais te donner un exemple, répond Louis. Tu possèdes deux ânes, je le sais.
­­­­­­  ­­­­­­Moi, je n' en ai pas. Le socialisme suggère que tu me donnes un de tes deux ânes.
­­­­­­  ­­­­­­Ainsi, nous en aurons un chacun. Cà c'est de la redistribution et ce serait donc mieux pour tout le monde.
­­­­­­  ­­­­­­Qu' en penses-tu ?... Rejoins-nous.
­­­­­­
­­­­­­- Eh bien, en voilà une théorie ! dit Joseph, il faut que j' y réfléchisse.
­­­­­­­­­­­­
­­­­­­Sur ce, il retourne à la maison pour prendre son repas de midi.
­­­­­­­­­­­­
­­­­­­A table, il dit alors à sa femme :
­­­­­­
­­­­­­- Germaine, j'ai parlé ce matin avec Louis. J'pense que j'vais aussi devenir socialiste
­­­­­­
­­­­­­- Socialiste ? demande Germaine, qu' est ce que c' est ?
­­­­­­
­­­­­­- Ben, c' est quand on a deux ânes et que Louis n' en a point. Si j' lui en donne un, eh bin, on en aura un chacun.
­­­­­­  ­­­­­­C' est ça la redistribution équitable et c'est bon pour tout le monde, répond Joseph.
­­­­­­
­­­­­­- Bouh, c'est ben compliqué tout ça, lui répond Germaine, j' vais y réfléchir.
­­­­­­
­­­­­­Après quelques minutes, Germaine reprend :
­­­­­­
­­­­­­- Dis, Joseph, notre Louis, il a ben 2 vaches. Et nous, on n' en a point. Si on lui donne un âne, y peut bien nous ­­­­­­donner une vache. Qu'est-ce t' en penses ?


­­­­­­- Nom de Dieu, c' est bin vrai ça !... lui répond Joseph.
­­­­­­
­­­­­­Et il s' en retourne voir Louis.
­­­­­­
­­­­­­- Dis, Louis, j'ai discuté avec Germaine. On veut ben devenir socialiste, mais elle dit qu't'as deux vaches.
­­­­­­  ­­­­­­Si on t' donne un de nos ânes, tu nous donnerais bien une de tes vaches ?
­­­­­­
­­­­­­Louis le regarde quelque peu surpris et lui répond :
­­­­­­
­­­­­­- Joseph, ou bien je n’ ai pas bien expliqué, ou bien tu ne m'as pas bien compris, 

­­­­­­

­­­­­­

­­­­­­

mais le socialisme ça ne marche qu’ avec les ânes !!! ..........

Afficher le commentaire. Dernier par voyance par mail rapide le 09-03-2017 à 15h03 - Permalien - Partager
Voulez vous cela ? Publié le Lundi 23 Janvier 2017 à 05:29:27

Source : le Monde

 

C’est le terme qu’a utilisé le Sarthois lors du débat d’entre-deux-tours avec Alain Juppé. François Fillon veut par exemple transférer une partie de la couverture de la Sécurité sociale aux assurances et aux mutuelles, comme l’explique l’ancien premier ministre dans un document de seize pages consacré aux questions de santé.

Concrètement, seules les affections graves ou de longue durée (ALD) seraient prises en charge : accident vasculaire cérébral invalidant ; insuffisance cardiaque grave ; diabète ; maladie d’Alzheimer et de Parkinson ; paraplégie… C’est ce que le candidat appelle le « panier de soins solidaires », dont sont exclus « les soins de confort et la bobologie” ».

Aux complémentaires échoirait « le reste, le panier de soins individuel ». Ce transfert au privé de la prise en charge des soins courants a suscité l’indignation de la ministre de la santé, Marisol Touraine :

Le candidat concède toutefois que ceux qui n’ont pas accès à l’assurance privée puissent bénéficier d’« un régime spécial de couverture accrue ».

Plus grande mise à contribution des malades

Autre point majeur du programme « santé » de François Fillon, les Français seraient davantage mis à contribution. Selon la ministre de la santé, les propositions du candidat de la droite engendreraient un surcoût de 3 200 euros par an pour chaque foyer (un chiffre obtenu en prenant le montant total de l’Ondam, 190 milliards d’euros, en soustrayant la part des affections de longue durée, 100 milliards d’euros, et en divisant le reste par les 28 millions de foyers français).

Cette mise à contribution passerait par :

  • une « franchise médicale universelle, en fonction des revenus » : en d’autres termes, une somme déduite des remboursements effectués par la caisse d’Assurance-maladie. Il s’agirait de fusionner la franchise qui existe déjà – pour les médicaments et les actes paramédicaux (0,50 euro) et pour les transports (2 euros) – avec le ticket modérateur ;
  • un basculement des cotisations maladie patronales vers un mix CSG/TVA, deux impôts payés directement par les particuliers (la contribution sociale généralisée est prélevée à la source sur les revenus et la taxe sur la valeur ajoutée sur chaque bien ou service consommé) ;
  • une suppression du tiers payant généralisé chez le médecin, alors que la dispense d’avance de frais supplémentaires doit se mettre en place en 2017 ; une étude réalisée en Midi-Pyrénées montre pourtant que la dispense d’avance de frais est une pratique très courante : 94,5 % des médecins la proposent en dehors des cas obligatoires ;
  • un frein à l’aide médicale d’Etat, l’AME, qui s’adresse principalement aux résidents étrangers en situation irrégulière et précaire qui sont en France depuis au moins trois mois et aux ressources limitées ; mais l’opportunité de cette mesure est battue en brèche par plusieurs études et expérimentations, notamment parce que l’AME est déjà réservée aux soins les plus urgents.

La fin de l’« hospitalocentrisme »

L’hôpital est aussi dans la ligne de mire de François Fillon, avec un retour annoncé aux trente-neuf heures de travail sans contrepartie annoncée :

« L’application des trente-cinq heures et sa gestion comptable du temps de travail à l’hôpital ont été une source de désorganisation majeure. »

On sait aussi que la suppression des 500 000 postes de fonctionnaire touchera la fonction publique hospitalière… sans qu’on connaisse exactement la proportion. Le candidat de droite insiste en outre sur la « complémentarité », la coordination entre public et privé, qui passe notamment par un renforcement du parcours de soins et une « médecine connectée ».

Mais cette « interopérabilité » a-t-elle des chances de convaincre des hôpitaux où les moyens seront réduits et des libéraux qui, comme le reconnaît François Fillon, « craignent une fonctionnarisation rampante qui rigidifierait encore davantage leurs pratiques pourtant déjà très encadrées » ?

Les solutions alternatives proposées comme faire retravailler des médecins retraités dans les « territoires déficitaires où ils se seraient retirés » et l’augmentation des maisons de santé sont, elles, déjà mises en œuvre.

Flous, renoncements et contradictions

« Nous allons remettre sur le métier tous les éléments de son programme, dont la santé », s’il est désigné candidat, avait dit aux Echos la semaine dernière Dominique Stoppa-Lyonnet, porte-parole santé de François Fillon. La professeure de génétique à l’université Paris-Descartes a d’ores et déjà écarté certaines propositions : « Il est possible que nous renoncions à cette franchise universelle pour revenir à un système plus classique. »

Quant à la fin du remboursement des actes courants par la Sécurité sociale, c’est un thème récurrent à droite : déjà en 2002, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Jacques Barrot, estimait qu’il fallait « différencier risques lourds et petits risques » et qu’il convenait « de responsabiliser les Français sur les petits risques afin de pouvoir perpétuer la solidarité nationale sur les risques lourds, c’est-à-dire être tous traités de la même manière pour ceux-ci ».

Mais personne n’a jamais réussi à définir la catégorie des « petits risques » : Jean-François Mattéi, ministre de la santé à l’époque, s’était d’ailleurs refusé à faire cette distinction. Dominique Stoppa-Lyonnet évoque parmi les risques légers « le désordre digestif temporaire, la grippe – encore qu’une grippe peut être dramatique », et explique finalement que « tout cela sera à définir en concertation ».

D’autant qu’afin de contrôler la mise en place de cette nouvelle couverture, il faudra commencer par créer une nouvelle instance, une « agence de contrôle et de régulation de l’assurance-santé privée », bénéficiant d’une délégation de service public, pour définir un contrat type avec les assureurs. Enfin, il faudrait savoir aussi si le monde mutualiste pourra supporter ce transfert massif de compétences sans être profondément déstabilisé : les mutuelles ont des frais de gestion quatre fois plus élevés que l’Assurance-maladie.

Afficher les 2 commentaires. Dernier par jupiter le 18-02-2017 à 06h17 - Permalien - Partager
Droit à la déconexion Publié le Mardi 3 Janvier 2017 à 06:11:09

source l'express l'expension

 

 

Le smartphone, un compagnon de tous les instants. A Londres, en septembre 2016.

REUTERS/Stefan Wermuth

De nombreux titres de presse anglo-saxons reviennent sur l'entrée en vigueur du droit à la déconnexion pour les salariés français. Et pas forcément pour s'en moquer.

En 2017, la France a un petit plus qui exerce une certaine fascination sur la presse étrangère. Le droit à la déconnexion pour les salariés, prévu dans la loi Travail, qui entrait en vigueur ce dimanche

"Ce mail de votre boss à 22h00? Vous avez le droit de l'ignorez. Ce collègue qui vous pose 'une petite question' le samedi? Lui répondre lundi suffira. Si vous êtes en France", s'amuse par exemple le Washington Post

"La seule mesure qui n'ait pas provoqué de grèves"

"C'est la seule mesure dans l'ensemble des nouvelles règles sur le travail qui n'ait pas provoqué de protestations et de grèves massives", relève la BBC, qui consacrait dès samedi un article au sujet. Tout en remettant en avant un article de mai dernier dans lequel des salariés français doutent de l'applicabilité de ce nouveau droit

LIRE AUSSI >> Droit à la déconnexion: comment peut-il s'appliquer? 

Le site d'information américain NPR.org, qui se réjouit de cette "expérimentation" en France, cite une étude de l'université canadienne de Colombie-Britannique selon laquelle la consultation continuelle des emails professionnels peut contribuer au stress, ainsi qu'une autre étude de l'université du Colorado, selon laquelle le simple fait de s'attendre à recevoir un email contribue à l'épuisement des salariés. 

Une "loi fondatrice", pour un site australien

Le site australien The New Daily va jusqu'à parler d'une "loi fondatrice." Selon une chercheuse qui a travaillé sur l'invasion de la vie personnelle et familiale par les emails professionnels, "c'est une question importante, qui transforme l'expérience professionnelle d'un bon nombre de salariés australiens." Cette dernière assure au New Daily que l'Australie devrait faire passer sa législation "au 21e siècle." 

Le Guardiancite quant à lui une spécialiste britannique, qui remarque que les salariés ne sont pas près à renoncer à la flexibilité du travail à distance: "Certains préfèrent travailler deux heures le soir de chez eux pour être avec leurs enfants en fin d'après midi." 

Cette universitaire reconnaît néanmoins que cette flexibilité rend plus difficile de se dire "off." Ce qui devient un nouveau "challenge" pour les salariés. Selon elle, la loi française a le mérite de mettre le sujet sur le tapis. 

Afficher le commentaire. Dernier par un chat dans la gorge le 10-01-2017 à 21h23 - Permalien - Partager