

Tout le monde connaît les Pieds et Paquets de Marseille, mais beaucoup moins connaissent les Paquets de Lapins.
C’est assez banal mais trop méconnu.
1 lapin de qualité
12 bardes de petit salé
1 gros oignons
5 belles tomates
4 gousses d’ail dégermées
Huile, sel, poivre, persil, romarin, concentré de tomates.
Prendre un bon lapin de ménage, achetez-le à la ferme de préférence.
Le
découper en une douzaine de morceaux, mais attention ne faites pas
éclater les os avec une tranche de boucher car les esquilles d’os de
lapin sont très dangereuses pour le système digestif, même pour nos
amis les chiens.
Achetez 12 bardes de petit salé, le reste des achats c’est du banal, du jardin ou déjà dans le placard.
Enveloppez chaque morceaux de lapin
avec une barde de petit salé, entre le petit salé et le lapin mettre
quelques feuilles de Romarin (attention c’est très fort en mettre très
peu) avec de l’ail haché fin, et ficelez proprement.
Faites revenir délicatement dans un fond d’huile d’olive, les paquets de lapins et l’oignon émincé. Laissez égoutter les morceaux sur un papier absorbant.
Mondez les tomates et faites les revenir avec ail, persil et un peu de concentré de tomate, mettre un peu de sel, attention les bardes de petit salé sont déjà« salées », du poivre moulu et deux grains de poivre.
Ne pas faire cuire entièrement les tomates, le jus va être absorbé par la cuisson au four
Mettre les tomates dans un plat allant au four et disposer les paquets de lapins sur ce lit de tomates.
Passez
au four une bonne demie heure à 180/200°, surveillez que le lapin ne se
dessèche pas ou couvrez avec un film alu ou alimentaire passant au four.
Certaines personnes mettent des câpres, pas moi.
Servir avec des petites pommes de terre nouvelles, ou plus facile, « quoique », des nouilles faites main.Anchoïade
Attention recette originelle, qui n’a rien à voir avec l’ anchoïade actuelle et de l’usage qui en est fait.On est assez loin de la purée d’anchois, pilée au mortier avec de l’ail et de l’huile d’olive, mais assez proche d’une recette sicilienne qui elle comporte ail citron et sel.
Lavez 7 ou 8 anchois, faites-les tremper quelques minutes dans l’eau pour les dessaler.
Séparez les filets en les débarrassant de leurs arêtes, déposez –les dans une assiette avec quelques cuillerée d’huile d’olive, une pincée de poivre, 2 ou 3 gousses d’ail dégermées et pilées, un tout petit trait de vinaigre.
Coupez le dessous d’un pain de ménage de l’épaisseur de 3 cm environ ; Prendre pour faire plus court un pain qui ne s’émiette pas trop facilement.
Divisez cette grande tartine en deux ou trois, faites en d’autres si besoin est. Il en faut au moins une par personne.
Etendez sur chaque tartine quelques filets d’anchois, et posez chaque morceau sur une assiette.
Coupez d’autres morceaux de pains de forme carrée.
Chaque personne, les trempant alternativement dans l’huile préparée et les reportant sur la tartine, écrase de ce fait les anchois sur le pain. (Vous suivez toujours, c’est plus facile à montrer qu’à écrire).
Lorsque le tout est épuisé, anchois et sauce, on mange le pain qui a servi à écraser les anchois et on fait griller la tartine devant le feu, de bois bien sur.
Il se dégage alors un parfum assez caractéristique, qui met les papilles en jubilation pour tout amateur de cuisine provençale.
C’est un vrai délice.
Si vous êtes sages, je vous parlerai de la « Roustide » ou rôtie, où l’anchois et absent contrairement à ce que l’on croit.
Personnellement je déguste la Roustide avec de l’anchois, près du poêle à bois du moulin à huile fin décembre, d’autre, puriste, la mange seulement avec pain grillé sur le poêle, ail et huile d’olive tiède qui coule des escourtins.