Un blog au centre d’une affaire judiciaire
Le Bras de fer oppose le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et un blog calédonien. Il est reproché au site d’avoir publié des photos privées appartenant à l’administration.

En cause, la parution non autorisée sur le blog Calédosphère, de photos prises lors d’une soirée de fin d’année. Elle a été organisée fin décembre 2009, par l’administration pour ses agents. 290 photos ont par la suite été mises à disposition du personnel sur le réseau intranet du Gouvernement.
Des photos considérées comme privées et récupérées par le blog "Calédosphère". Le blog en a publié quelques unes sur son site en montrant le coté très festif de cette soirée. Mais ce qui a choqué l’administration, c’est le commentaire annexe qui déclarait, sur un ton satirique, que d’autres photos allaient suivre et que les blogueurs pourraient alors mettre leurs propres légendes.

Une procédure en référé a été lancée et après 5 reports d’audience, les 2 parties ont pu s’expliquer ce mercredi 17 mars. Pour Maitre Jean Jacques Deswarts qui défend le gouvernement, Calédosphère n’est pas un site d’information et son créateur n’est ni journaliste ni rédacteur et le droit à l’expression n’est pas bafoué. En revanche, publier sans autorisation des photos qui appartiennent à l’administration relève du recel.
Procédure abusive pour la défense
Une procédure dénoncée comme abusive par Maitre Xavier Lombardo qui défend le blog calédonien. Cette plainte est "un tour de passe du président du gouvernement, Philippe Gomes pour défendre ses intérêts personnels en utilisant l’intérêt général" déclare l’avocat Maître Lombardo, (sur les photos publiées, on y voyait le président du Gouvernement -accompagné- recevoir les invités). Et au final d’argumenter que le gouvernement n’a pas d’entité juridique propre et ne peut donc pas attaquer.
Le délibéré sera rendu le 31 mars 2010.
Acte qualifié de recel par le gouvernement
Un bus fou en Martinique
Conduite dangereuse, destination inconnue... Un programme dont se seraient bien passé des collégiens censés se rendre en cours.

Sur une file, puis sur une autre… Un itinéraire inhabituel… Ce voyage n’est pas très rassurant pour une trentaine d’enfant attendue en ce lundi après-midi à leur collège à Ducos.

Au lieu d’emprunter le trajet habituel, le bus sort des routes départementales, et se retrouve sur l’autoroute, direction Fort-de-France. Jusque là, les élèves ne se posent pas trop de questions. Mais l’attitude du chauffeur devient de plus en plus inquiétante. « Il (le chauffeur ndlr) passait sur l’autoroute de l’extrême droite à l’extrême gauche. On a commencé à paniquer » raconte un des collégiens présents dans le bus, à RFO Martinique. « Il y a plusieurs enfants qui étaient en état de choc, qui pleuraient. Il y a des camarades à moi, comme dans les films, qui ont mis des feuilles sur la vitre arrière » rajoute ce collégien. Des feuilles avec des mots pour alerter les automobilistes.

L’alerte est également donnée par les collégiens grâce à leur téléphone portable. Des parents sont appelés, les gendarmes alertés, les responsables de l’établissement prévenus. A l’intérieur du bus, quelques collégiens sont pris de malaise. D’autres s’arment de courage et vont voir le chauffeur afin qu’il fasse demi tour et s’arrête au plus vite. Finalement, le cauchemar de ces collégiens se termine sur le parking d’un magasin, loin de leur établissement scolaire.
Une fois le bus stoppé, les élèves descendent rapidement et attendent. Les secours, policiers et parents arrivent. Le chauffeur pris de malaise est pris en charge par les secours, tout comme des élèves qui ont très mal vécu cette course folle. Une cellule d’accompagnement psychologique devrait être mise en place dans l’établissement scolaire des collégiens.
Les besoins sont estimés à 11,5 milliards de dollars pour la reconstruction
Les besoins d'Haïti pour se reconstruire après le séisme de janvier sont évalués à 11,5 milliards de dollars sur trois ans, selon un plan présenté mardi par le gouvernement haïtien et auquel ont participé la Banque mondiale et l'ONU.
"Il s'agit d'un processus, ce n'est pas un document final. Cela représente une vision qui sera constamment réévaluée pour arriver à la version finale", a expliqué à l'AFP le ministre du Tourisme haïtien, Patrick Delatour.

Le chiffre de 11,5 milliards de dollars "n'est que préliminaire", avait indiqué plus tôt dans la journée Sergio Jellinek, porte-parole de la Banque mondiale pour l'Amérique latine, indiquant que l'estimation finale devait être donnée dans un rapport prévu "d'ici à la fin mars".
Une conférence internationale des donateurs est prévue le 31 mars à New York.
Le séisme du 12 janvier a fait environ 220.000 morts dans le pays, et laissé plus d'un million d'habitants sans abri, en ravageant une partie de la capitale Port-au-Prince et d'autres villes.
"Le séisme a créé une situation sans précédent, amplifiée par le fait qu'il a frappé la région la plus peuplée du pays et son coeur économique et administratif", rappelle le document.
L'étude évalue les dégâts à 7,9 milliards de dollars, soit plus de 120% du PIB haïtien, dont 4,4 milliards pour les infrastructures comme les écoles, hôpitaux, routes, ponts, immeubles, ports et aéroports. Les dégâts ont concerné à 70% le secteur privé.
"Depuis 35 ans qu'est appliquée cette méthode d'estimation des dégâts et des pertes, c'est la première fois que le coût d'une catastrophe naturelle est si élevé par rapport à la taille de l'économie du pays", souligne le document.
"Le montant total d'argent nécessaire (à la reconstruction) s'élève à 11,5 milliards de dollars et se répartit comme suit: 50% pour le secteur social, 17% pour les infrastructures et le bâtiment, 15% pour l'environnement et la gestion du risque", indique le rapport.
M. Delatour a cependant souligné que cette somme était une estimation et que le montant de la reconstruction se situait quelque part entre 8 et 14 milliards de dollars.
Le 16 février, la Banque interaméricaine de développement (BID), qui participe également à la rédaction de ce rapport, avait avancé un coût de 14 milliards de dollars.
Le plan insiste, comme l'a déjà fait le président haïtien René Préval, sur la nécessité d'investir en-dehors de la capitale pour tenter de limiter la surpopulation et l'accumulation de misère à Port-au-Prince.

"Après le séisme, plus de 500.000 personnes ont été déplacées vers des agglomérations secondaires. Cette nouvelle répartition de la population est l'occasion de développer d'autres pôles de croissance", souligne le plan, dans lequel le gouvernement promet de prendre des mesures de décentralisation.
Le document insiste aussi sur les objectifs de court terme, comme la préparation à la saison des pluies qui commence dans un mois, et à la saison des ouragans qui démarre le 1er juin.
Quelque 1,3 million d'Haïtiens sont sans-abri depuis le séisme et environ 218.000 vivent dans des camps de fortune à Port-au-Prince, à la merci des inondations et des glissements de terrain, selon des chiffres de l'ONU.
Le document préconise enfin l'adoption de normes de construction plus strictes, l'amélioration du système d'alerte et d'évacuation et un meilleur bilan environnemental en Haïti, dont 98% de la couverture forestière a disparu à cause
Un duel Alexandre - Taubira au second tour
Rodolphe Alexandre (40,61% des voix) sera confronté à Christiane Taubira (23%) dimanche prochain, au second tour des élections régionales.
Rodolphe Alexandre sur sa lancée
Majoritairement suivi dans ses récents choix électoraux par les Cayennais et les Guyanais, Rodolphe Alexandre est resté sur sa dynamique de victoire. Au terme du premier tour d’un scrutin marqué par une forte abstention (55,45%), le candidat divers gauche investi par l’UMP, arrivé en tête avec 40,61% des suffrages, a confirmé son statut de favori dans ces élections régionales. Mais la succession à son ancien compagnon du PSG, Antoine Karam, à la tête de la Cité administrative régionale, n’est pas encore acquise. Le maire de Cayenne qui avait souhaité une élection dès le premier tour, comme aux municipales de 2008, devra vaincre la députée Christiane Taubira (23%), au second tour.

Un front de gauche pour renforcer l’union Walwari – MDES ?
La tête de liste de "2 ans, un marathon pour bâtir", est certes arrivée assez loin de son principal adversaire de "Guyane 73" (5.300 voix de retard), mais le terrain des tractations lui semble bien plus favorable. En effet, un front de gauche pourrait se constituer autour de Christiane Taubira (23%), avec notamment les sortants malheureux du PSG (Parti socialiste guyanais) et de l’AGEG (A Gauche en Guyane). Ces deux partis qui soutenaient respectivement "Une Guyane pour Tous" de Gabriel Serville (6,14%) et "Une Guyane forte, réconciliée, épanouie" de Chantal Berthelot (5,1%), demeurent "qualifiés" pour d’éventuelles fusions.

Me Chritiane TAUBIRA
Une surprise nommée Prévot-Madère
Peu d’observateurs avaient prédit le score de Joëlle Prevot-Madère. Troisième à l’issue du 1er tour avec 7,5% des suffrages, la tête de liste de « Construisons la Guyane » est incontestablement la surprise de ce scrutin. Elue sortante du Groupe UMP à la Région, et conseillère municipale démissionnaire de Cayenne, Joëlle Prévot-Madère est, elle aussi, qualifiée pour fusionner et peut encore faire parler d’elle au second tour. Mais son champ d’action semble limité, car si on la voit mal revenir aux côtés de Rodolphe Alexandre, un soutien à Christiane Taubira serait plutôt surprenant.
José Gaillou, l’inattendu
Le leader de la liste « Guyane Ecologie » n’était pas, lui non plus, attendu à pareille fête. Avec ses 5,26%, José Gaillou termine cinquième, mais reste surtout un possible recours pour les deux listes encore en course. Ce n’est pas un coup de maître, mais un coup qui compte pour les écologistes guyanais et leur chef de file. Ils peuvent encore s’assurer une présence à la Région ; à condition de trouver une opportunité de fusion avec l’une des deux listes qui s’affronteront au second tour.

C’est fini pour eux
Terminant en-dessous de la barre des 5%, la liste « Construisons le Progrès » conduite Gil Horth ne comptera aucun élu, au Conseil régional. Une première pour les FDG (Forces démocratiques de Guyane) qui soutenaient cette liste. Gil Horth (4,8%) faisait pourtant figure d’outsider, mais ses résultats n’ont pas suivi. Un coup dur pour le parti cher à Georges Othily, l’ancien président de la Région.
Terminé également pour Roger Arel et sa liste « Une droite dynamique pour une Guyane moderne, prospère et solidaire » (4,24%), malgré leur première place à Saint-Laurent et l’appel à la mobilisation lancé par l’ancien ministre Léon Bertrand dès sa remise en liberté. La campagne n’ira pas plus loin, non plus, pour Gilbert Fossé et sa liste « Guyane Espérance » (2,41%), ni pour Léon Jean-Baptiste Edouard qui conduisait la liste « Le renouveau pour la Guyane qu’on aime » (1%).
Les résultats
Inscrits : 69.662
Votants : 30.956 (Participation : 44,43%)
Blancs et Nuls : 912 (2,94%)
Exprimés : 30.044
Rodolphe Alexandre : 12.201 voix (40,61%) ; Christiane Taubira : 6.916 voix (23%) ; Joëlle Prévot-Madère : 2.225 (7,45%) ; Gabriel Serville : 1.845 voix (6,14%) ; José Gaillou : 1.582 voix (5,26%) ; Chantal Berthelot : 1.532 voix (5,10%) ; Gil Horth : 1.443 voix (4,80%) ; Roger Arel :1.274 voix (4,24%) ; Gilbert Fossé : 725 voix (2,41%) ; Léon Jean-Baptiste-Edouard : 301 voix (1%)
Aide militaire à Wallis et Futuna
Des militaires du RIMAP sont partis ce mardi 16 mars 2010 en mission dans ce territoire français du Pacifique touché par le cyclone Tomas.

Priorité de la mission : rétablir l’électricité et les communications.
L’armée française, basée en Nouvelle-Calédonie, a envoyé ce matin des bâches, des groupes électrogènes et des tronçonneuses à Wallis et Futuna.
« Une mission de reconstruction et d’aide aux populations », c’est l’ambition du préfet de Wallis, Philippe Pantaloni. Si Tomas n’a pas fait de victime dans cet archipel, en revanche une femme s’est noyée à Fidji emportée par une vague.

Quant à l’autre cyclone qui tourne en ce moment dans le Pacifique, « Ului », il est toujours au Sud des Salomon. Il devrait prendre ce mercredi 17 mars deux options : soit se diriger vers le Nord du Queensland (Australie) soit vers la Nouvelle-Calédonie.
Victorin Lurel élu dès le premier tour
C’est un score sans appel. Victorin Lurel arrive en tête dans la quasi-totalité des communes de Guadeloupe.

« Tous pour la Guadeloupe », remporte haut la main ces régionales 2010. Dès le premier tour, la liste menée par Victorin Lurel dépasse la majorité absolue. Soit plus de 50 pour cent des suffrages exprimés. Avec plus de 56% des suffrages exprimés, le président de région sortant est élu dès le premier tour. « Je crois que c’est la première région de France qui a une élection acquise dès le premier tour. C’est historique » dit Victorin Lurel lors de sa prise de parole. Il en a profité pour remercier le LKP, qui lors de la grève en Guadeloupe avait envahi la collectivité. Victorin Lurel a également dit quelques mots à l’égard du gouvernement reprécisant sa position concernant une éventuelle consultation de la population dans les mois à venir sur l’avenir statutaire de la Guadeloupe. Pour lui, il faut prendre le temps de la réflexion et donner un « véritable » choix aux électeurs.

Pour ce premier tour des régionales. la liste du président de région a été plébiscitée par les électeurs. Tous pour la Guadeloupe obtient 56,66 % (entre 29 et 30 sièges sur les 41 sièges à pourvoir)
Ensemble pour la Guadeloupe : Blaise Aldo (UMP)13,88% (5 sièges)
La Région autrement : Eric Jalton (divers gauche) 12,48% (entre 4 et 5 sièges)
Pour Gwadloup an nou ay : Cédric Cornet 6,95% (2 sièges)
Les autres listes n’atteignent pas les 5% des suffrages exprimés :
Nofwap, la Guadeloupe en action : Octavie Losio (divers droite)
Combat ouvrier : Jean-Marie Nomertin (extrême-gauche)
Guadeloupe demain : Alain Lesueur (divers gauche)
Osons pour la Guadeloupe : Alain Plaisir (extrême-gauche)
Pour une Guadeloupe nouvelle : Jeanny Mathiasin-Marc (divers gauche)
Paul Vergès en tête
Selon les derniers résultats, le président sortant de la Région Réunion, tête de liste d’Alliance, arrive en tête du premier tour avec 30,23 % des voix.
Conformément aux sondages réalisés avant l’élection et qui le donnaient vainqueur, l’infatigable président de la Région Réunion Paul Vergès, tête de liste d’Alliance, âgé de 85 ans, devance avec 30,23 % des suffrages le député maire UMP du Tampon Didier Robert, de la liste La Réunion en confiance (26,42 % des voix) et Michel Vergoz, tête de liste de Pour une Réunion plus juste avec l’union des socialistes (13,06 %).

Suivent Jean-Paul Virapoullé (La Réunion nout fierté, 6,73 %), Nadia Ramassamy (Avenir Meilleur pour la population de la Réunion dans la France et l’Europe, 5,92 %) et André Thien-Ah-Koon (Mouvement Divers Droite, 5,38 %), qui franchissent la barre des 5%, ce qui leur permettra de fusionner avec une liste présente au deuxième tour et de voir leurs frais de campagne remboursés.
L’issue du second tour demeure incertaine en raison des clivages politiques locaux et de nombreux scénarios d’alliance possibles, notamment avec les petites listes qui totalisent près de 30% des suffrages. Par ailleurs, l’abstention des électeurs réunionnais a atteint pour cette élection le niveau record de 54,61 %, soit vingt points de plus qu’en 2004.
Résultats définitifs
Inscrits : 550.442
Votants : 249.872
Exprimés : 236.857
Abstention : 54,61%
Listes Voix %
Jean-Yves Payet (LO) 1.944 (0,82%)
Paul Vergès (DVG) 71.602 (30,23%)
Michel Vergoz (PS) 30.941 (13,06%)
Vincent Defaud (Europe Ecologie) 11.685 (4,93%)
Aniel Boyer (REG) 2.097 (0,89%)
Eric Magamootoo (DIV) 11.809 (4,99%)
Johny Arnachellum (DIV) 1.267 (0,53%)
Didier Robert (UMP-NC) 62.581 (26,42%)
Jean-Paul Virapoullé (DVD) 15.952 (6,73%)
André Thien Ah Koon (DVD) 12.734 (5,38%)
Daniel Pouny (DVD) 231 (0,10%)
Nadia Ramassamy (DVD) 14.014 (5,92%)
On a participé.
Selon la Préfecture, 17,69% des électeurs guyanais avaient voté à la mi-journée.
Sur les 68.287 inscrits, un plus de 12.000 électeurs se sont rendus aux urnes avant 12h00. Si dans la capitale, Cayenne, la participation a été de 21,5%, on a voté nettement plus à Saint-Elie : 41% des électeurs de cette toute petite commune (35 inscrits) avaient déjà effectué leur devoir civique. A noter la faible participation enregistrée à Papaïchton, avec seulement 11,82% des électeurs mobilisés avant midi.

Pour ce qui est des principales villes (hors Cayenne), on retiendra celles qui sont en-dessous de la moyenne départementale, comme Saint-Laurent (14,8%), Kourou (15,82%), et celles qui sont en-dessus, comme Rémire-Montjoly (22%) et Matoury (21,8%).
Pour mémoire, les taux de participation à 12h00 pour les consultations du 10 et du 24 janvier 2010 étaient respectivement de 17,3% et 8,4%.
Serge Letchimy vire en tête
La liste « Ensemble pour une Martinique nouvelle », menée par le député-maire de Fort-de-France Serge Letchimy, obtient 40,2% des suffrages exprimés.
Le président sortant Alfred Marie-Jeanne, avait dès le début désigné son adversaire : Serge Letchimy. La tête de liste d’« Ensemble pour une Martinique nouvelle » a effectivement tenu tête à l’équipe sortante de la région Martinique en passant en tête de ce premier tour des régionales. Avec 40,2 % des suffrages exprimés, il dépasse le score réalisé en 2004 par la liste d’Alfred Marie-Jeanne. Il était de 37,29 %. La liste des « Patriotes Martiniquais et Sympathisants », a elle, obtenu 32,3 % des suffrages exprimés. Dans cette bataille, une troisième liste se maintien pour ce deuxième tour, celle de « Rassembler la Martinique » menée par André Lesieur.
La droite se maintien de justesse
Le suspens a été de mise pour la liste menée par André Lesieur. En début de soirée « Rassembler la Martinique », culminait à 11 pour cent des voix. Un résultat satisfaisant pour Chantal Maignan, deuxième sur cette liste. « On pourra enfin décliner vraiment notre programme » disait-elle lors de son intervention sur rfo Martinique. Mais vers 21h30 en Martinique, soit 2h33 heure de Paris, les résultats toujours partielle avec 26 communes sur 34, placent la liste « Rassembler la Martinique » en dessous de la barre fatidique des 10 %. Elle n’est plus qu’à 9,5%. Finalement vers 22h15, les résultats définitifs officieux, placent la liste investit par l’UMP à 10,5 %. Un résultat que Miguel Laventure de la liste « rassembler la Martinique » espère définitif, et sans mauvaise surprise. « On s’est déjà endormi à droite et réveillé à gauche » dit-il, en faisant référence à aux régionales de 1983.

Dernière ligne droite
Cette semaine, la campagne fera rage dans les communes de Martinique. L’enjeu est important. Prendre la tête de la région, et préparer l’installation de la collectivité unique. Une collectivité qui devrait voir le jour dans 2 ou 4 ans (le calendrier devra être précisé d’ici la fin de l’année par le gouvernement). Alfred Marie-Jeanne va t’-il conserver son fauteuil de président ? Pour lui, la victoire est possible. Dans son fief à Rivière-Pilote, Alfred Marie-Jeanne a déclaré après avoir eu connaissances d’une grande partie des résultats, « La victoire est largement à notre portée au deuxième tour. Rendez-vous dès demain pour que dans 8 jours, la liste des « Patriotes Martiniquais et Sympathisants » remporte, ki yo lé, ki yo pa lé, la victoire ». De son côté, la tête de liste Serge Letchimy a estimé qu’une étape a été franchi. « Nous sommes sortis en tête dans 24 communes sur 34. Nous devons tous et toutes nous mobiliser. Ce sera une semaine de travail ».
Résultats
Le taux de participation définitif pour ce premier tour est légèrement en baisse par rapport au premier tour en 2004. Il est de 44,99 % contre 47,19 % en 2004.
« Ensemble pour une Martinique nouvelle », de Serge Letchimy : 40,2 %
« Patriotes Martiniquais et Sympathisants », menée par le président de Région sortant et député, Alfred Marie-Jeanne : 32,3%
« Rassembler la Martinique » : André Lesieur 10,5%
« Alliance pour le développement de la Martinique » menée par la conseillère régionale sortante Madeleine de Grandmaison : 6,5%
« Croire en nous même », liste menée par le maire du Lamentin, Pierre Samot : 4%
« Combat ouvrier » liste communiste révolutionnaire, menée par Ghislaine Joachim Arnaud : 2,7%
« La Martinique pour tous », conduite par Guy Lordinot : 1,9 %
« Modem » menée par Max Orville :1%
« Rassemblement Martiniquais pour un progrès dans la France » menée par Jean-Claude Granier : 0,8%
Taux de participation en hausse en Guadeloupe
Le taux de participation, estimé à 42,8 % à 17h locales, était en hausse de 4 points par rapport aux élections de 2004.
42,8 %. C’est le taux de participation relevé à 17 heures, heure locale (22 heures à Paris). Ce taux relevé en fin d’après-midi est nettement supérieur à celui de 2004 à pareille heure. Il était de 36,6 % à 17 heures en 2004. Le taux définitif sera connu dans la journée de lundi, tout comme les résultats officiels.

Les électeurs ont été, pour ces régionales 2010, plus nombreux à choisir l’équipe qui les représentera le mieux à la région. Elles sont 9 à briguer les 41 sièges à pourvoir :
Nofwap, la Guadeloupe en action : Octavie Losio (divers droite)
Combat ouvrier : Jean-Marie Nomertin (extrême-gauche)
Guadeloupe demain : Alain Lesueur (divers gauche)
Osons pour la Guadeloupe : Alain Plaisir (extrême-gauche)
Tous pour la Guadeloupe : Victorin Lurel (PS)
Ensemble pour la Guadeloupe : Blaise Aldo (UMP)
La Région autrement : Eric Jalton (divers gauche)
Pour Gwadloup an nou ay : Cédric Cornet
Pour une Guadeloupe nouvelle : Jeanny Mathiasin-Marc (divers gauche
292.334 électeurs sont concernés par cette élection. Les bureaux de vote ont fermé leurs portes à 18 heures, heure locale soit 23 heures, heure de Paris.