De vives tensions opposent depuis mercredi les Bakua Meeba et les Bakua Bumba dans le territoire de Kamiji situé à 100Km au Sud de Mbuji Mayi. D'après les informations de l'Administrateur du territoire, la pomme de discorde serait l'implantation d'une antenne d’une société de télécommunication dans le village de Bakua Bumba constate radiookapi.net
Les habitants de Bakua Meeba revendiquent leur part dans les recettes perçues chaque mois par les Bakua Bumba sous le prétexte qu'ils ne sont pas originaires de la localité. La dispute a déjà fait une case incendiée et deux personnes grièvement blessées. L'intervention delà police n'a pas arrange les choses, près de dix miles villageois se sont réfugiés dans la foret craignant des actions musclées.
Le gouvernement congolais a mis 20 millions de dollars pour casser tous les contrats qui freinaient la Miba d'exporter sa production. La Minière de Bakwanga (Miba) retrouve donc ses anciens acheteurs.
Le prix du diamant congolais est désormais fixé àKinshasa et non à Londres comme stipulait le contrat avec Emaxon. Les 330 000 carats vendus ont été obtenus ces 9 derniers mois. La Miba, seule vendeuse libre de son diamant, renoue effectivement avec ses anciens clients.
Parmi eux, Roberts du comptoir Mabera : « C’est comme ça qu’il faut le faire. Jusque maintenant, ce n’était pas possible d’acheter ici. Moi je viens de la Belgique. Maintenant que le marché est ouvert, chacun a la chance d’acheter »
La vente a été bonne, se félicitent les responsables de la Miba.
Mais bien vendre ne suffit pas, il faut davantage produire et surtout maintenir l'outil de production. Le besoin en matériel de la société, lui, avoisine les 120 millions.
Sans outil, il semble difficile au patron de la Miba, Paul Kabongo Fuila, de dire quelle sera la production de son entreprise au courant de cette année. « Je ne sais comment va évoluer l’outil de travail que j’ai. Cet outil de travail là-bas dépendra essentiellement du financement qui va arriver. Et même quand nous aurons reçu le financement, si nous passons les commandes, ça dépendra du délai d’arrivée des équipements à la Miba », explique-t-il.
La ministre du Portefeuille déclare que le gouvernement congolais a déjà injecté dans les banques commerciales congolaises 11 millions de dollars pour renouveler l'équipement de la Miba. « Cette société se redresse et nous avons décidé d'écouter les idées de la base », ajoute Jeannine Mabunda après la vente du diamant. Le gouvernement et responsables de cette société reconnaissent le succès de cette vente aux trieurs de l'entreprise qui ont su sélectionner les bonnes pierres.
La conséquence, d'après la source, depuis lors, les hôteliers enregistrent des manque à gagner, la clientèle devenant de plus en plus rare à cause de ces tracasseries. « Le constat est amer, les policiers rançonnent les gens, ils arrêtent, tirent nos clients dans les chambres, même lorsque ceux-ci ont des compagnes de 27 ans, 32 ans, 35 ans. Donc, c'est un manque à gagner pour nous. Quand ils les prennent, les client sont obligés de négocier leur libération et après ces policiers disparaissent », s'est plaint Raphaël Tshombe, président des hôteliers du Kasaï-Oriental. « Nous ne disons pas qu'on doit supprimer l'unité de la police antiviolences sexuelles. Nous voulons que ses éléments soient associés à ceux de l'ANR, de la DGM et des représentants des hôteliers pour que nous puissions constater les flagrances là où il y en a », a-t-il suggéré.
En réaction, le commandant de l'Unité antiviolence sexuelle affirme que les cas tels que dénoncés étaient commis par des policiers égarés ne faisant pas partie de son unité. Pour couper court à ces dérapages, il a retiré momentanément les ordres de mission de la circulation.
1.
La Minière de Bakwanga, MIBA en sigle, a procédé la semaine
dernière à la reprise du patrimoine de la Sengamines. Ce patrimoine basé dans
les localités de Tshibwe et Senga Senga. Une forte délégation comprenant la
Miba, le gouvernement, le Gouvernorat de province, le parquet, la 5e Région
militaire, a procédé aux travaux de la remise- reprise technique entre la Miba
et la Sengamines . Opération effectuée sur instruction du ministère des mines
datée du 27 mars dernier. La Sengamines juge cet acte d’illégal et menace
d’aller en justice contre l’Etat Congolais.
Site de la MIBA: cliquez ici
Bisamba bia muana wa Muluba : cliquez ici
Kasaï Oriental | 22 Avril 2008 à 12:17:33
La crainte d’attaque meurtrière s’était emparée de part et d’autre, selon le gouverneur intérimaire du Kasaï-Oriental. Pour Bruno Kazadi Bukasa cette tension est aussi une des conséquences du retrait depuis la semaine dernière de éléments de la police qui étaient postés comme forces d’interposition entre les deux communautés depuis les affrontements de septembre 2007.
Philémon Patience Mushidiav, inspecteur provincial de la police explique les raisons du retrait de ces éléments : « Ce n’était pas une mission éternelle. Vu que la situation était devenue calme et stationnaire à Katanda, l’inspection provinciale a proposé au conseil provincial de sécurité la relève de policiers, chose qui a été faite en date du 16 avril. »
Toutefois, d’après le gouverneur intérimaire, ces policiers ont été remis en position entre les Bena Kapuya et les Bena Nshimba, d’une part, et entre les Bena Muenda et les Bena Nshimba d’autre part. En plus, d’après la même autorité provinciale, le conseil de sécurité de la province a décidé de la création des sous commissariats de police en permanence, le ramassage des armes détenues par la population ainsi que la mise en place d’un comité de sages de trois communautés pour favoriser une cohabitation pacifique.
Pour rappel, le conflit entre les trois communautés du territoire de Katanda est d’ordre foncier et date de plusieurs dizaines d’années. Ce conflit a rebondi en septembre 2007, faisant 32 morts.
Kasaï Oriental | 16 Avril 2008 à 12:41:16
La Minière de Bakwanga (Miba) peut à nouveau vendre ses diamants librement et à qui elle veut. C’est la conséquence du retrait par cette société minière mixte du contrat d’exclusivité d’achat des pierres précieuses qui la liait à Emaxon. L’annonce de cette décision a été faite le week-end dernier à Kinshasa à l’occasion de l’assemblée générale de la Miba, rapporte radiookapi.net
C’est l’une des grandes résolutions de cette
assemblée générale, selon le ministère du Portefeuille. Elle a été motivée,
d’après la même source, par le vœu de multiples partenaires qui voudraient
financer le Miba de voir un peu plus clair sur la vente de sa production
minière. En effet, depuis plusieurs années, le monopole d’achat de diamants de
cette entreprise minière était détenu par Emaxon. Le contrat entre les deux
parties prévoyait que 88 % de la production de la Miba devaient être
exclusivement vendus à Emaxon contre un financement 15 millions USD.
Selon Mme Christine Tuse, Adga de la Miba, Emaxon a donné son accord de
principe de perdre ce monople, à condition que la Minière de Bakwanga paie sa
créance évaluée à 10 millions USD. Dans l’entre-temps, une grande campagne de
vente au tender est en cours au ministère du Portefeuille à Kinshasa. Cette
vente aura lieu fin avril portera sur plus de 500 000 carats de diamants. A la
fin de l’opération, la Miba pourra alors pousser un ouf de soulagement. Le
produit de la vente lui permettra de payer les arriérés de salaire de son
personnel et de renouveler son outil de production.
Au moins treize personnes ont péri lors du naufrage de leur embarcation, survenu jeudi dernier au Kasaï oriental (centre de la République démocratique du Congo), a rapporté dimanche la radio onusienne Okapi.
Un premier bilan avait fait état de sept morts, mais six autres corps ont été découverts samedi dans la rivière Lubilanji à Bakwa Sumba, dans le territoire de Miabi, à 45 kilomètres au sud de la ville de Mbuji-Mayi, le chef-lieu de la province. Une vingtaine d'autres passagers sont toujours portés disparus, alors que six, sachant nager, ont survécu au naufrage, a ajouté Radio Okapi, parrainée par l'ONU. Les chances de retrouver d'autres corps s'amoindrissent d'heure en heure, a poursuivi la radio.
L'embarcation, une pirogue de fortune sans moteur, transportait 37 personnes, lorsqu'elle a chaviré, probablement en raison d'une surcharge, en plein milieu de la rivière Lubilanji, selon des témoins. Elle semblait en effet avoir une capacité de 25 passagers. La pirogue avait quitté la localité de Bena Tshimanga à destination de Bakwa Sumba Bamba, localité située au sud de Mbuji-Mayi. Les accidents sont fréquents sur les lacs et rivières congolais, notamment du fait de la surcharge des embarcations - dont le nombre réel de passagers ne correspond généralement pas aux données des registres de navigation - et d'un mauvais balisage des voies navigables.
La plupart des embarcations ne remplissent pas les conditions sécuritaires de navigation (gilets, bouées de sauvetages, signalisations lumineuses, etc) et les pilotes sont souvent peu formés.