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L'écriture pour m'exprimer

Parce que ma vie est une émotion

Sans titre Publié le Samedi 10 Août 2019 à 12:09:16

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Atelier d'écriture dont les mots imposés sont en majuscules.

Texte écrit le 26 février 2009.

Afficher les 3 commentaires. Dernier par paper24x7 le 19-08-2019 à 04h40 - Permalien - Partager
Amputation Publié le Mardi 16 Avril 2019 à 12:32:32

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Il y a des joies,

Il y a des déceptions,

Il y a des sentiments légers, d'autres font souffrir.

Il y a des envies satisfaites, d'autres sont réfrénées.

Et il y a le coeur qui saigne.

Paris est défiguré.

Paris n'est plus tout à fait Paris.

Afficher les 4 commentaires. Dernier par masterpapers le 21-07-2019 à 12h55 - Permalien - Partager
Quand le roi s'amuse... Publié le Lundi 11 Février 2019 à 18:08:23

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Le roi et la reine étaient de grands enfants, toujours avides d’amusements et de distractions, en demande constante d’un divertissement qui saurait accaparer le plus grand nombre car il n’y a pas de joie en solitaire. Alors la cour se déplaçait de château en château, au gré des folies de leurs majestés. Valets, chambellans, dames de compagnie restaient sur le qui-vive, gardant les malles toujours prêtes à être chargées sur les carrosses royaux. Les palefreniers veillaient à l’entretien permanent des chevaux, attendant l’ordre d’atteler. Les jardiniers, armés de râteaux et de sécateurs, n’en finissaient jamais de rendre aux jardins toute leur splendeur dévastée par les invasions de comtes, duchesses, marquis et autres princesses que comptait le royaume. Mais surtout, il n’était pas rare d’y rencontrer les paysans du coin et les gens de la ville. Monsieur, frère du roi, eut un jour ce bon mot : « Sa Majesté confond le royaume de France avec le carnaval de Venise. Il pense faire oublier ses misères au peuple en l’abreuvant de musique et en le faisant danser ».

 

Voilà qui fit mouche. Le roi, qui venait de guerroyer faute de divertissement satisfaisant, donna ordre pour qu’un carnaval soit organisé. Il convoqua ses ministres, sans exception, et leur transmit ses consignes et ses caprices. La reine battait des mains comme une petite fille et s’en alla répandre la nouvelle à travers les ailes du château et les allées du parc, jusqu’aux dépendances occupées par une ribambelle de domestiques qui s’effarèrent plus qu’ils ne se réjouissèrent.

 

Les choses allaient bon train et le domaine royal s’était transformé en une volière gigantesque qui ne connaissait aucun repos. La rivalité était grande afin de trouver l’idée la plus inoubliable, la plus folle, la plus rocambolesque qui ferait encore parler de ce carnaval dans cent ans. Les douves furent réaménagées pour accueillir une gondole à faire pâlir la grande Venise. La salle de bal vit démonter ses miroirs gigantesques afin que l’on tende les murs de tissus bariolés. On s’affairait en cuisine pour créer de nouvelles compositions gustatives tout en n’oubliant pas que la domesticité, bien qu’invitée à se joindre au carnaval royal, se contenterait de beignets que l’on préparerait au dernier moment. Ce fut d’ailleurs source de jalousie qui risquait de compromettre la bonne organisation mais les petites gens ayant plus de bon sens que les époux royaux, tout rentra dans l’ordre rapidement.

 

Pour les costumes, on chercha l’originalité mais le roi interdit les masques car, sous couvert d’anonymat, ils étaient trop propices à un risque d’attentat contre sa royale personne. La reine, outrée que son époux pensât à sa sécurité mais pas à la sienne, se fit cependant toute douce et suggéra que chacun s’habille en fruit ou en légume. L’idée plut au roi. Grand et élancé, il choisit de devenir une asperge alors que la reine, dont on vantait son teint rose, adopta un costume de fraise.

 

On s’affaira pendant des mois. Et puis un soir, tout fut prêt. Alors l’impatience gagna tout le monde et dans l’attente du grand carnaval, on prit un repos nécessaire qui plongea le château dans un silence presque sépulcral. On put entendre à travers tout le château le grincement du pont levis que relevaient les gardes et on trembla aux hurlements des loups qui rôdaient en meutes et qu’on avait oubliés.

 

Et Venise connut l’hilarité la plus phénoménale…


Le carnaval dantesque, rêvé avec ardeur et préparé dans une débauche incommensurable d’idées toutes plus folles les unes que les autres, n’eut pas lieu. Au petit matin, l’ennemi avait envahi le royaume.

 

 


Atelier d'écriture dont les mots imposés sont soulignés, avec un mot supplémentaire à choisir par chacun des participants. J'ai choisi "domesticité".

 

Afficher le commentaire. Dernier par Georges le 11-02-2019 à 19h03 - Permalien - Partager
Le village Publié le Mercredi 30 Janvier 2019 à 18:14:20

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L’orchestre du village et la sono s'en étaient donné à cœur joie ce jour-là. On avait swingué dans les rues, on avait valsé devant la mairie, on s'était abandonné au tango sur la place du marché, rock et disco avaient pris possession de la petite salle des fêtes.

Mais on avait surtout voulu oublier… Les anciens avaient trouvé indécente cette débauche de musique et de danseurs qui provoquait le souvenir du drame de façon indécente. Mais les plus jeunes avaient tellement pleuré qu’ils avaient accordé toute leur insouciance à cette journée de fête. Leurs yeux étaient voilés de tristesse pour certains mais il leur fallait redonner un sens à la vie. Alors les notes ont fusé et ont fait miroiter l’oubli des derniers jours à leurs parents inquiets de les voir perdus dans un foisonnement de questions sans réponses rationnelles.

L’année d’avant, une famille africaine s’était établie à l’entrée du village, dans la maison d’un ancien braconnier qui avait plié bagage après des démêlés avec la justice. Les parents et leurs deux petites filles rayonnantes, deux fleurs innocentes. La maman aimait s’asseoir devant la maison et caresser leurs cheveux. Elle dénouait la tresse de l’une et brossait les couettes de l’autre. Le papa n’était pas souvent présent. Il travaillait en ville disait-on. Mais les langues sont médisantes et celles du village ne dérogeaient pas à la règle. Il se murmurait qu’il avait pris une maîtresse en ville. Certains lui avaient inventé une sombre histoire de travail pas très honnête. Et tous s’accordaient pour penser que cette famille n’avait rien à faire chez eux, même la jeunesse qui ne connaissait que la vie au village et ne fréquentait la ville qu’à travers leurs écoles aseptisées, aveugles et sourdes aux contingences culturelles.

Pourtant, cette même jeunesse avait le sentiment de se tromper et osait parfois se rapprocher timidement de la famille. Une des deux petites filles, la plus effrontée, s’aventurait souvent dans le village. Lors d’une de ses escapades, elle avait été attirée par une forte odeur de sucre. C’était le boulanger, qui s’improvisait aussi pâtissier, qui faisait caraméliser des sucreries. Des enfants salivaient devant la fenêtre ouverte, plantés comme des poteaux sur les pavés qui longeaient la boulangerie. La petite fille se joignit aux gourmands et quand vint la distribution des friandises, elle eut les siennes et quelques autres pour sa sœur. Elle avait, sans le vouloir et tout naturellement, trouvé une place parmi les enfants, une place qu’elle était résolue à garder. D’un sourire, elle se fit toute câline et le boulanger, conquis lui aussi, la regarda repartir chez elle, accompagnée de gamins pour les uns intimidés, pour les autres curieux et bavards.

Peut-on comprendre, peut-on définir ce qui se joua quelques jours plus tard ? En surplomb du village se dressait une belle colline verdoyante et arborée qui abritait les amours naissantes et les parties de cache-cache. Elle accueillait amicalement le touriste quand il se présentait et même en hiver, elle offrait quelques recoins de pure beauté. Un matin, sa paix fut dérangée par des appels inquiets, des mains qui écartaient les branchages, des pieds qui foulaient l’humus. Et puis le silence s’abattit, sur la colline, sur le village et dans la maison à l’entrée du village. A midi, au plus fort de l’ensoleillement, on trouva une petite fille qui avait cessé de vivre.

On ne sait pas si c’est le remord, la honte ou une prise de conscience qui mena le boulanger jusqu’aux gendarmes qui avaient établi leur QG à la mairie. Mais tout le village était là et fut témoin de la scène. On ne sait pas non plus ce que la justice décidera ni ce que deviendra la famille de cette petite fille qui avait su se rapprocher de gens qui n’avaient pas voulu l’accueillir. Ce que l’on sait, c’est que le village est meurtri à jamais et que l’oubli, pour éphémère qu’il soit, peut le sauver. Alors, on a dansé.

 

 


Atelier d'écriture dont les mots imposés sont en majuscules.

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Sans titre Publié le Dimanche 13 Janvier 2019 à 13:42:12

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L’INTENSITE du moment était telle que je me sentais comme IVRE, ivre de ces INSTANTs où la JOUISSANCE est trop forte.

Sur fond de musique planante dans un club de JAZZ, je me lovais dans les bras d’un INDIVIDU dont je tairai le nom. Je respirais une odeur discrète de JACINTHE qui émanait de sa personne. Mon IMAGINATION s’est vite emballée. D’une main langoureuse, je caressais ma JUPE dans un geste d’invitation à me rejoindre. Mon compagnon était JOLIMENT émoustillé. Après avoir INSERE subtilement une pièce dans la main du serveur afin que celui-ci protège notre intimité, il me conduisit dans les cuisines afin d’y organiser une orgie mémorable.

Casseroles et marmites se mirent en mouvement, les gazinières s’allumèrent, ronflèrent, puis comme des JETs à pleine puissance, firent vibrer toute la cuisine. Viandes et poissons, légumes et fruits, sauces, le salé, le sucré, rien ne nous résista.

Oui, ivres nous fûmes de tant de jouissance gustative !

 

 

Atelier d'écriture dont les mots imposés sont en majuscules.

Texte écrit le 12 mars 2009.

 

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