
Dammarie les Lys, le 19 février 2009
Lettre ouverte des salariés des SAE Nord et Sud,
Depuis plusieurs semaines maintenant, les syndicats employeurs : SNASEA, SOP, FEGAPEI, ont remis leur projet de révision de la Convention Collective 66.
Il ressort de ce projet porté par les syndicats employeurs, une véritable casse programmée de la Convention Collective 66, une atteinte scandaleuse des acquis sociaux des salariés du secteur, voire une remise en cause de l’avenir du Travail Social.
Voici quelques éléments honteux de ce projet :
Ø Déqualification des diplômes,
Ø Suppression du paiement des 3 jours de carence de la Sécurité Sociale, en cas de maladie,
Ø Introduction du salaire au mérite,
Ø Suppression des congés d’ancienneté,
Ø Suppression total des congés payés mensuels supplémentaires (dits congés trimestriels) pour les services administratifs ou généraux,
Ø Réduction à 5 jours de ces mêmes congés pour les travailleurs sociaux et éducatifs (au lieu de 18 ou 24 suivant les secteurs d’activité).
Les salariés de l’ADSEA 77 ont interpellé le Directeur Général de l’association afin de connaître sa position et celle de la Sauvegarde de Seine et Marne, concernant à ce projet.
A ce jour, aucune réponse précise n’est apportée tant par le Directeur Général que par le Président de l’association.
Aujourd’hui, ils ne doivent plus faire la sourde oreille et doivent à leurs salariés d’exposer clairement leur position.
Ce projet patronal est mené tambour battant, avec une volonté des syndicats employeurs de le mettre en œuvre rapidement, en espérant que les salariés ne s’informent pas ou ne réagissent pas.
Or, plusieurs collectifs de salariés de l’ADSEA 77 se mobilisent et en appellent à une mobilisation plus générale au sein des services de la Sauvegarde de Seine et Marne.
Cette lettre a pour vocation d’informer nos collègues, nos partenaires de l’avenir proche du Travail Social que l’on nous réserve.
Le collectif de salariés des SAE Nord et Sud
Copie aux Magistrats, aux services sociaux et éducatifs partenaires, au CE
Article ajouté le 2009-02-19 , consulté 47 fois
Après plusieurs suspensions de séance, alternativement demandées par les organisations syndicales de salariés ou par les employeurs… : • il n'est plus question d'accord de méthode et de révision de la Convention Collective du 15 mars 1966 ; • s'ouvrent des négociations à raison de deux CNPN par mois, jusqu'au mois de juin 2009. Durant cette période, un seul sujet est traité : classifications et rémunérations. En cas d'accord, sera demandée une commission mixte paritaire où siègeront le Ministère du Travail et la Direction Générale de l'Action Sociale (pour le volet financement) afin de finalisation. Ce résultat est à mettre au compte de l'unité des cinq délégations des fédérations syndicales présentes à la CNPN : CFDT, CFTC, CGC, CGT et FO, et de l'ampleur de la mobilisation ininterrompue des salariés. Au cours de cette CNPN, la délégation CGT a remis 8.275 signatures de pétitions auxquelles s'ajoutent 1.200 signatures de la pétition intersyndicale de l'agglomération dunkerquoise… et les pétitions continuent d'arriver par centaines à la Fédération… D'autre part, des actions conséquentes tout au long de cette semaine ont eu lieu ; à titre d'exemples : et de façon générale, une mobilisation sans précédant des salariés... Un compte rendu détaillé de la CNPN sera disponible très prochainement. Dès demain, vendredi 20 février 2009, la Commission Exécutive de l’UFAS et le collectif des négociateurs proposeront de nouvelles perspectives d’actions s’inscrivant dans les journées du 5 mars
manifestation à Marseille : près de 1.000 salariés en direction du Conseil Général et de la Préfecture
à Rennes : plus de 200 manifestants au siège de l'ARASS, principale association du département
à Poitiers : plus de 120 salariés envahissent le siège social de l'ADSEA
à Nice : plus de 300 personnes rassemblées devant la Préfecture
à Aix : 150 personnes interpellent le directeur général adjoint du SNASEA au cours d'une réunion interrégionale de ce syndicat employeur
à Paris : malgré les congés et le retard de délai de prévenance imposé par les chambres patronales, une centaine de salariés sont présent devant le lieu de la négociation.
Montreuil, le 19 février 2009 – 17 H 30.
De se compromettre par orgueil et vouloir faire de leurs associations : des fondations, et, en participant activement au démantèlement du secteur social, d’avoir la volonté de faire de l’argent avec de l’humain : quelle honte !
De désengagement moral et abandon de leurs valeurs éthiques, auprès de toutes les personnes atteintes de handicap ou en difficulté qu’elles se doivent d’accompagner !
De créer un système d’accompagnement social et médico-social à deux vitesses, où, seules les personnes en difficultés qui pourront payer, pourront espérer un accompagnement de qualité !
De jouer le jeu obscène du pouvoir en place, en contribuant à ce projet de ’’casse’’ de la convention collective 66 !
De lâcheté, de trahison, d’irrespect et d’arrogance, envers leurs salariés !
De discréditer les travailleurs sociaux et personnels qui les font exister les projets, les dispositifs et les établissements, en préférant leur déqualification sous prétexte d’économies !
De réduire le travail social et médico-social à un travail d’exécution, en niant les ’’savoir-faire’’ et ’’savoir-être’’ des professionnels !
De viser l’insécurité professionnelle en précarisant le statut des travailleurs sociaux !
De vouloir soumettre et museler les professionnels en remettant en cause le droit syndical.
De désinformation intentionnelle des parents et représentants légaux des personnes qui nous sont confiées.
De manquer de lucidité en pensant que nous laisserons ainsi tromper les familles qui confient leurs enfants à une organisation humaine et non à une entreprise marchande !
Au nom du respect de la dignité humaine, de l’acceptation du droit à la différence, de la solidarité, du respect du droit du travail, de la reconnaissance des compétences et des qualifications, d’un accompagnement de qualité, d’un choix de société :
nous considérons que ce projet patronal, n’est pas amendable, pas négociable et nous en demandons le retrait !
Nous ne laisserons pas faire l’inacceptable !
La mobilisation est essentielle pour les personnes accueillies, les salariés, les futurs professionnels et la défense du travail social et médico-social.
Familles, amis, rejoignez nous et soutenez nos actions contre ce projet qui touche notre secteur mais aussi contre tous les autres projets qui annoncent une transformation sociale française et européenne que nous refusons !
Article ajouté le 2009-02-18 , consulté 19 fois
Secteur social et médico-social
Communiqué CFE-CGC - CFTC - CGT et FO
Commission Nationale Paritaire de Négociation
Convention Collective Nationale du Travail du 15 mars 1966
Les Fédérations CFE-CGC, CFTC, CGT et FO se sont réunies le mardi 3 février 2009.
Elles constatent que les employeurs, à travers leur communiqué commun SOP, SNASEA, FEGAPEI du 30 janvier 2009, ne
prennent pas l’entière mesure de la
large mobilisation et du rejet massif de leur projet régressif et destructeurexprimés par les
salariés en colère.Les fédérations syndicales appellent à
continuer, à amplifier et à inscrire durablement la mobilisation dans lesétablissements et les départements
.Elles rappellent que les cinq délégations des fédérations syndicales présentes à la CNPN du vendredi 30 janvier 2009 ont
clairement exigé que les négociations
continuent de s’organiser à partir du texte conventionnel actuel et desquatre points essentiels portés depuis mai 2008.
Les Fédérations syndicales CFE-CGC, CFTC, CGT et FO réaffirment à nouveau leur attachement à la
négociation collective et paritaire, allant dans le sens du progrès social. Elles proposent que cette
négociation se déroule dans le cadre de l'article 8 de la CCNT du 15 mars 1966, selon un rythme
n'excédant pas deux réunions de commission paritaire par mois.
A cet effet, dans le cadre de
l’amélioration de la Convention Collective, les fédérations syndicales CFE-CGC, CFTC,CGT et FO se sont accordées pour donner la priorité aux chapitres
classifications et rémunérations qui constituentévidemment le « coeur » de la convention collective par :
!
l’intégration des métiers, débattus et validés à la Commission Professionnelle Consultative du Travail Social etde l’Intervention Sociale et répertoriés au Répertoire National des Certifications et des Professions, ainsi qu'à la
Commission Paritaire Nationale de l'Emploi de la Branche Associative Sanitaire, Sociale et médico-sociale à but
non lucratif ;
!
un déroulement de carrière tenant compte des qualifications, des sujétions spécifiques et de l’ancienneté ;!
une véritable revalorisation de la politique salariale et des grilles de salaires.Pour les Fédérations syndicales, ces 3 points indissociables sont les facteurs de
l’attractivité de notre secteur.Paris, le 5 février 2009
Commentaire du collectif77:
ou est passé la CFDT ?
la CFDT se serait désolidarisée de l'appel intersyndical des "5" sur les 4 points essentiels ?
montre t'elle sa volonté de négocier sur la base du projet patronal ?
A suivre...
Collectif 93
Le collectif 93 (Seine saint denis) regroupant 31 établissements de ce département réitère sa demande d'une réunion nationale des collectifs départementaux afin de mettre en place une coordination nationale.
Nous proposons le 15 mars, non pas pour commémorer l'anniversaire de la CC66, mais pour une coordination de lutte, de mobilisation qui pourrait
déboucher sur une action médiatique importante...
Nous demandons que les collectifs départementaux se déterminent si une
possibilité est ouverte pour une telle réunion et nous fassent savoir
leur réponse.
le collectif 93 syndiqué(e)s et non syndiqué(e)
le collectif77 envisage de répondre favorablement à cette proposition !
Article ajouté le 2009-02-13 , consulté 40 fois