Blog créé grâce à Iblogyou. Créer un blog gratuitement en moins de 5 minutes.

archive du collectif77

archive des articles

Publié le Mardi 24 Mars 2009 à 21:38:08

Concernant le texte patronal, l'ONES souhaite mettre en valeurs certains éléments. Nous avons porté notre attention sur le statut accordé à notre profession dans le projet que les organisations patronales (SOP – Snasea – FEGAPEI) ont élaboré pour la commission paritaire du 12 décembre 2008. On ne peut qu'être très étonné du statut de Technicien supérieur d'éducation dans la filière Education et intervention sociale tel qu'il est décrit par ce document patronal. En effet, ce statut est celui qui correspond aux titulaires du Diplôme d'Etat d'Educateur Spécialisé (DEES). Les activités principales qui s'y rapportent sont : • Conçoit, conduit et évalue les projets personnalisés, • Conçoit, supervise, organise et anime les actions socio-éducatives adaptées aux personnes accompagnées, • Accompagne et aide les personnes dans les actes de la vie quotidienne, en s'assurant de leur sécurité et bien-être. Le DEES a connu récemment une profonde réforme1 affirmant le rôle des éducateurs spécialisés dans la conception et la conduite de projets éducatifs. L'un des 4 domaines de compétences (DC.2) est tout entier consacré à cette dimension des projets, ce qui fait l'originalité du diplôme d'éducateur spécialisé. Actuellement les Educateurs Spécialisés sont les seuls professionnels dont les compétences sont aussi affirmées dans le domaine de la conception et la conduite de projets personnalisés. La conception, la supervision et l'animation d'activités socio-éducatives et l'accompagnement des personnes dans leur vie quotidienne font également l'objet d'une formation poussée. Or ce statut peut être occupé par 9 autres professions (Moniteur d'atelier 1ère classe, Educateur technique spécialisé, Enseignant technique, Monitrice d'enseignement ménager, Educateur sportif en EPS ou APS, Conseillère en éco familiale et sociale, Educateur technique / Educateur spécialisé, Moniteur principal d'atelier, Assistant(e) social(e), …) A l'heure où l'ANSEM vient d'émettre un document de « Recommandations de bonnes pratiques professionnelles » portant sur les attentes de la personne et le projet personnalisé, il est très surprenant que ces taches hautement spécialisées puissent être confiées à des professions aussi diverses. En effet, ce document montre bien que ce travail de conception et de conduite de projets peut être « la meilleure réponse que peuvent apporter les professionnels face au risque d'une approche standardisée qui s'opposerait à l'objectif de personnalisation. »2 Que ces tâches aussi spécialisées et réclamant des compétences professionnelles aussi précises puisse être confiées à autant de métiers est difficilement compréhensible. Dans d'autres secteurs cela paraîtrait inconcevable (dans le bâtiment, confirait on des travaux d'électricité à un professionnel autre qu'un électricien ?) Sur un autre plan, nous nous sommes questionnés sur la pertinence d'un découpage de la filière éducative en 6 niveaux de classification. Une personne membre de l'ONES affirmait récemment « Qu'est ce qui aide l'éducateur à comprendre par exemple des comportements violent ou de rejet scolaire, d'inhibition, d'enfermement dans une attitude de "tout m'est dû » : C'est sa formation » Historiquement les métiers qui participent, à des titre différents, de la même dynamique et des mêmes valeurs sont l'éducateur spécialisé, le moniteur éducateur et l'aide médico psychologique. A ces professions « du terrain » il est possible de rajouter celle de l'encadrement et de direction qui participe aussi pleinement au processus éducatif. Or le document des organisations patronales prévoit 24 professions différentes réparties en 6 niveaux rien que pour la filière éducative !!! Pour l'ONES ce découpage est à la fois injustifié et inquiétant. -Inquiétant car cette évolution ne peut se justifier que par un souci de faire baisser les coûts de la prise en charge de l'accompagnement au quotidien, en confiant cette tâche à des professions de sous payés et peu qualifiés. -Injustifié car cela revient à fractionner artificiellement les prises en charges des usagers. Ce morcellement du travail éducatif par des interventions multiples va à l'encontre des notions de permanence et de continuité, fondamentales pour la qualité de l'intervention éducative. L'ONES interpelle donc les acteurs de la négociation, syndicats patronaux et syndicats salariés pour que la réforme de la CCNT du 15 03 1966 intègre une structuration des activités et fonctions autour des diplômes éducatifs cités précédemment (ES, ME, AMP, Cadre et Direction). 1) Arrêté du 20 juin 2007 relatif au diplôme d'Etat d'éducateur spécialisé 2) ANSEM Recommandation de bonnes pratiques professionnelles : Les attentes de la personne et le projet personnalisé Page 1 Pour l'O.N.E.S : Le Président Jean-Marie VAUCHEZ jm.vauchez@ones-fr.org

Article ajouté le 2009-02-09 , consulté 14 fois

Ecrire un commentaire - Permalien - Partager
l'ag du collectif93 Publié le Mardi 24 Mars 2009 à 21:35:21

Collectif 93 syndiqué(e)s non syndiqué(e)s pour la défense et l'amélioration de la CC 66 Liste de diffusion... de 350 salarié(e)s du 93 de la CC 66...

A ce jour, 32 établissements sont représentés dans le collectif 93.

Compte rendu de l'AG du 4 février

un peu plus de 50 participants...

Après un historique des dernières semaines, nous avons beaucoup parlé des enjeux du projet des employeurs, des positions syndicales, de la nécessité de bien nous organiser pour ne pas faire aboutir le projet patronal sur le démantèlement de notre convention collective.

Nous avons concrètement et longuement discuté de la dégradation de nos conditions de travail mais aussi du service rendu aux populations accompagnées par nos services. Nous avons fait le constat de structures de plus en lus hiérarchisées, rivées sur le prix de journée, et pour lesquelles l'obsession gestionnaire primait sur la qualité du travail.

Constat a également été fait de la dégradation de nos conditions de travail, des salaires, des qualifications, des statuts, des remplacements.

Nous nous sommes mis d'accord pour dire que le projet patronal était inacceptable.

Décisions prises collectivement et unanimement :

- Retrait du projet patronal et empêcher toute négociation sur cette base,
- Demander la transparence des négociations,
- demander aux négociateurs syndicaux de ne discuter que de l'amélioration de la Convention Collective
- exiger la participation de SUD Santé Sociaux aux négociations et de la participation d'observateurs de délégué(e)s élu(e)s d'une coordination nationale des collectifs.
- Il ne doit pas y avoir de de négociation à minima sur les seuls projets patronaux.... nous devons avoir un projet à défendre et c'est sur cette base que les syndicats doivent négocier.

les syndicats doivent nous écouter, nous ne voulons pas de révision, de négociations au rabais...

Propositions :

- Rassemblement où il faudra être nombreux(euses) le 19 février devant la prochaine commission paritaire.
- Proposition d'une manifestation nationale le 4 mars à Paris, jours de la 2ème Commission paritaire.
- Rassemblement d'une coordination nationale le 15 mars 2009 (43ème anniversaire de la CC66), celui-ci doit être festif, visible, médiatisé....
- Rassemblement le plus tôt possible d'une coordination Ile de France pour intensifier la mobilisation et mise en place d'une coordination nationale.

Prochaines dates... Lundi 9 février à 18h30, collectif d'animation du collectif 93 à la Bourse du travail de Montreuil. Prochaine AG, le 2 mars à 18h Bourse du travail de Montreuil

Bonnes lectures à tous et toutes Patrick... pour le collectif 93

Ecrire un commentaire - Permalien - Partager
photos Publié le Mardi 24 Mars 2009 à 21:32:35

Image

 

Image

 

 

 

 

Ecrire un commentaire - Permalien - Partager
Publié le Mardi 24 Mars 2009 à 21:19:09
Pour la fédération Sud Santé Sociaux, suite à la commission paritaire du 30 janvier 2009, la multiplicité des communiqués ne permet pas une analyse très claire de la situation.

Tout le monde a gagné.

Les patrons ( FEGAPEI, SOP et SNASEA) et la CFDT pensent avoir amené les autres organisations syndicales à négocier le projet patronal.

La CFTC, la CGC, la CGT et FO annoncent négocier sur la base de l’ancienne convention collective.

Comment les salariés qui ont défilé le 12 et le 29 janvier pour le retrait du projet patronal peuvent s’y retrouver ?

Pour la Fédération Sud Santé Sociaux, le projet patronal n’est ni amendable, ni négociable. C’est une provocation contre les salariés et un mépris du travail fourni. C’est la fin d’un socle commun conventionnel et des attaques tous azimuts, reconnaissance des métiers et des diplômes, évolution de carrière, construction du salaire, congés,etc…..

Le retrait du projet patronal est un préalable à toute négociation nécessaire pour améliorer la convention collective. La Fédération Sud Santé Sociaux appelle tous les salariés à se mobiliser lors de toutes commissions paritaires pour rappeler cette exigence. Le 19 février par l’organisation de manifestations locales Le 4 mars une journée de grève et d’action par l’organisation d’une manifestation nationale à Paris.

Fait à Paris le 4 février 2009.

la secrétaire générale

Mme Binot Allaire Fabienne

Dans un autre article, Sud se pose la question du blocage de toutes négociations.

en cas de dénonciation et du non remplacement de la convention, les avantages acquis restent en vigueur pour les salariés en place (Art 2 de la convention collective)

"dans une telle situation, il serait de notre responsbilité de nous mobiliser, nous les salariés en place, pour obtenir pour les nouveaux embauchés, des acquis égaux aux notres"...

"notre mobilisation est légitime et le blocage des négociations peut être une juste stratégie..."

communiqué de SUD du 30 janvier 2009

 

Ecrire un commentaire - Permalien - Partager
Publié le Mardi 17 Mars 2009 à 22:22:05

1ER ROUND : RECUL DES EMPLOYEURS !

La mobilisation générale a payé, mais rien n’est gagné !

Le point à l’ordre du jour était le suivant : « Révision » de la Convention Collective Nationale du Travail du 15 mars 1966. Dans une déclaration liminaire, les syndicats d’employeurs semblent avoir pris la mesure de la mobilisation des salariés du secteur.

En effet, le ton n’est plus le même. Ils introduisent maintenant la possibilité que « chaque point soit négociable ».

Ensuite, chaque délégation syndicale de salariés a rappelé le caractère inacceptable du projet patronal actuel.

Pour sa part, F-O a insisté sur la forte mobilisation des salariés contre ce projet et les risques de blocage à venir, si les employeurs s’entêtent.

La délégation F-O a demandé que le socle de ces nouvelles négociations soit la Convention Collective Nationale, telle qu’elle existe, et que l’objectif des négociations reste son amélioration, et surtout pas sa destruction !

S’ensuit une suspension de séance, à la demande des délégations de salariés, pendant laquelle la CFDT revoit sa position, et finit par s’associer à une NOUVELLE DECLARATION COMMUNE :

Les cinq délégations syndicales des Fédérations CGT, CGC, CFTC, F-O et CFDT réaffirment leur attachement à la Négociation Collective et Paritaire, dans le sens du Progrès Social.

Elles souhaitent que les négociations s’entament sur les 4 points suivants, constitutifs d’une négociation :

 Maintien du caractère national de la CCNT, garant des missions de service public et du caractère non lucratif de notre secteur ;

 Maintien de la structuration de la CCNT autour des qualifications, des diplômes nationaux et des métiers reconnus dans la Branche ;

 Maintien et amélioration des salaires liés au déroulement de carrière, l’ancienneté…

 Maintien et généralisation pour tous, des congés payés annuels supplémentaires traduisant la reconnaissance des conditions d’exercice professionnel, de travail et de pénibilité dans notre secteur.

C’est en se référant à ces quatre points et en partant du texte conventionnel existant, que les Organisations syndicales de Salariés entendent poursuivre la négociation engagée, afin d’améliorer la Convention Collective Nationale.

Cela suppose évidemment d’adosser ces perspectives à une méthode de travail et à un calendrier sérieux.

Devant l’unité affichée par nos cinq Organisations syndicales représentatives, sur le principe de ce nouveau cadre de négociation et après une nouvelle suspension de séance, les employeurs cèdent et déclarent :

 Convenir, comme nous le demandions, que la Convention Collective Nationale soit le point de départ de la négociation ;

 Étudier toutes les propositions des délégations syndicales de salariés ;

 Accepter d’établir un découpage des thèmes et des contenus, sur une négociation supérieure à 3 mois et donc sans marche forcée.

Une réunion de travail préparatoire des 5 Organisations syndicales de salariés est déjà prévue le 3 février prochain, en vue d’échanger sur nos positions respectives. Il est alors convenu que les délégations de syndicats de salariés envoient leurs premières propositions aux employeurs avant le 12 février.

Ces propositions concernent le découpage des thèmes de négociation et l’élaboration d’un nouveau calendrier.

Ces éléments seront la base d’un nouvel accord de méthode qui sera discuté lors de la prochaine CNPN du 19 février.

La politique salariale 2009 sera également à l’ordre du jour.

Il est clair que la mobilisation générale récente des salariés de l’Action Sociale et Médico-sociale, comme la ligne commune des (maintenant) 5 Syndicats nationaux représentatifs, ont permis d’entamer la dynamique régressive des employeurs.

Mais surtout, ne nous leurrons pas, la mobilisation doit continuer.

F-O invite à rejoindre les Assemblées Générales tant pour vous regrouper que pour vous tenir au courant des propositions F-O portées et entendues par vos négociateurs nationaux.

 Intersyndicale : le 3 février-Prochaines réunions prévues :   CNPN : le 30- CNPN : le 4 mars 2009 ; - CNPN : le 19 février 2009 ; -2009 ;  mars 2009.

La délégation Force Ouvrière était composée de :

Christiane MORELL et Fabrice LAHOUCINE

Ecrire un commentaire - Permalien - Partager