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Le blog de Chérif BOUTAFA

Parler de Grenoble, etc.

Écoles : des agents en grève toute la semaine Publié le Mardi 7 Mai 2019 à 13:11:49

ÉDUCATION - UN NOUVEAU MOUVEMENT DE GRÈVE TOUCHE LE PERSONNEL DE LA DIRECTION ÉDUCATION JEUNESSE DE LA VILLE, DU 6 AU 10 MAI

 Jusqu’au 10 mai, un mouvement de grève touche les écoles maternelles et élémentaires de Grenoble. La restauration scolaire est d’ores et déjà annulée jeudi.

 

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 Un manque de personnel et des remplacements trop tardifs : voilà en résumé ce qui met en colère Christiana et Jalila, Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) à l’école Ferdinand-Buisson à Grenoble depuis neuf et trois ans. « Ce problème des conditions de travail, il est le même dans toutes les communes de l’agglomération, assure Christiana, qui a aussi passé 10 années, non titularisée, à Saint-Égrève. Mais on se retrouve face à des politiciens qui font la sourde oreille. » Et les Atsem ne sont pas les seuls à s’indigner face à des conditions de travail jugées anormales : depuis hier, une grève qui devrait durer toute la semaine est organisée par les syndicats FO, Sud et CNT, pour l’ensemble du personnel de la Direction Éducation Jeunesse de la Ville de Grenoble (agents d’entretien, Atsem, animateurs). Un “pique-nique géant” est ainsi organisé devant le parvis de l’hôtel de ville de Grenoble ces mardi, jeudi et vendredi entre 11 h 30 et 13 h 30.

 Jeudi 9 mai, la mobilisation devrait être particulièrement forte puisqu’elle se joint à l’appel à la grève national des fonctionnaires. La Ville de Grenoble a donc décidé, en prévention, d’annuler la restauration scolaire ce jour-là.

 « On n’est pas reconnus »

 

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 « Il n’y a pas de respect de la part de la hiérarchie, s’indigne Joséphine, 53 ans, agente d’entretien et de restauration à Élisée-Chatin et à la Capuche à Grenoble. Il y a une vraie souffrance, on est considérés comme des incapables, on va travailler avec la boule au ventre. » Prête à faire grève toute la semaine, elle demande à ce que « le personnel soit écouté et respecté. On veut plus de remplaçants, qui auraient plus d’heures de travail pour nous éviter la surcharge. » Naïma, qui a le même poste dans une autre école, abonde : « On n’est pas reconnus, c’est vraiment le mot ! J’ai été victime d’une agression en sortant du travail, deux collègues aussi, mais on dirait que les élus s’en moquent. Et les salaires ne bougent pas et pourtant, on a de l’ancienneté. »

« 21 enfants à emmener aux toilettes »

 Du côté des Atsem, même son de cloche : « On demande une Atsem par classe dans toutes les écoles, rappelle Jalila. Et on manque d’animateurs, notamment sur le temps de la cantine où c’est l’usine. La semaine dernière par exemple, j’avais 21 enfants toute seule à emmener aux toilettes, donc pour la sécurité, on n’y est pas ! On souhaiterait aussi doubler le nombre d’Atsem du pool de remplaçants de 9 à 18 et pour les agents d’entretien, de 18 à 36. » Christiana ajoute : « Il y a un délai de 48 heures pour prévenir en cas de besoin de remplacement. Et souvent, on n’est pas remplacés avant une semaine : les enfants en pâtissent ! Quand il manque une collègue, on se divise, on fait les tâches de deux, voire trois personnes ; il y a une fatigue physique et psychologique, autant côté Atsem qu’enseignants ou enfants. »

 

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Ce lundi, trois écoles ont été fermées entre midi et deux et 28 grévistes ont été comptés par la municipalité sur l’ensemble du personnel.

Par Séverine MERMILLIOD | Publié le 07/05/2019 à 06:00 | Dauphiné Libéré

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DÉCRYPTAGE – La Ville de Grenoble voulait le mettre en retraite anticipée. Sebti Rezaigia tenait à reprendre son travail. Après trois ans d’expertises et de contre-expertises médicales, l’agent des Espaces verts a réintégré son poste au 1er avril et va pouvoir financièrement sortir de tête de l’eau. On efface tout et on recommence ? Pas tout à fait. L’agent va réclamer des réparations à la Ville pour les préjudices moraux et financiers subis.Image

Sebti Rezaigia, 60 ans, vient d’être réintégré sur son poste, au service des Espaces verts, à la Ville de Grenoble.

Une victoire pour lui et les syndicalistes de Force ouvrière, qui se battent à ses côtés depuis trois ans, afin qu’il récupère son poste et son salaire de 1 300 euros net.

Depuis 2015, l’agent doit se contenter d’une indemnité de congés maladie de 600 euros, avec laquelle ce père de trois enfants peine à joindre les deux bouts. Une situation financière que lui et sa famille ont très mal vécue. La cellule familiale a ainsi éclaté en cours de route. Au bord du désespoir, l’agent a tenté de mettre fin à ses jours.

La Ville propose à l’agent une retraite anticipée

En 2012, Sebti Rezaigia connaît un premier accident du travail, puis un autre en 2014. Il subit deux opérations successives des genoux. En 2015, l’agent affirme être rétabli. Qu’importe le poste que lui proposera la Ville, Sebti Rezaigia n’est pas regardant. Même du ménage lui conviendrait. « Je fais le ménage chez moi, ironise-t-il, je peux très bien le faire aussi à la Ville ! » Image

Il dit avoir écrit mails et courriers, en vain, au maire de Grenoble Eric Piolle, à l’adjointe au personnel, Maud Tavel, aux services des ressources humaines, pour demander à réintégrer la collectivité. Les responsables ont fait la sourde oreille et se sont renvoyés la balle, dénoncent le syndicat FO, alors que la situation morale et financière de l’agent continuait à se détériorer.

 D’après les syndicalistes, la Ville n’a en fait qu’une idée en tête : convaincre l’agent de quitter la collectivité, en le poussant à prendre une retraite anticipée pour cause d’invalidité. Maud Tavel s’inscrit en faux. « L‘agent a été suivi par les ressources humaines pour qu’on lui retrouve un autre poste, tenant compte d’une liste de restrictions médicales émises par le médecin du travail en 2016.»

 Dans un second temps, le « corps médical » a prononcé « l’inaptitude totale » de l’agent, dixitl’adjointe au personnel. À partir de là, la Ville se bornant à « suivre les recommandations des avis médicaux » garantit Maud Tavel, elle lui a proposé la retraite anticipée pour invalidité.

 

Le plan d’économies en arrière-plan ?

 

Durant ces trois dernières années, force est de reconnaître qu’aucun poste n’a été proposé à l’agent. La Ville a-t-elle vraiment fait son maximum pour reclasser l’agent sur une autre mission ? Ce n’est pas si simple pour une personne de passer d’un poste technique à un poste administratif, tient à dire Maud Tavel.

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Il faut maîtriser suffisamment l’outil informatique et le français. Or ce ne serait pas le cas de l’agent, d’après les informations de l’adjointe.

 

« En aucun cas, nous n’avons cherché à mettre en difficulté cet agent ! », déclare-t-elle fermement. Cherif Boutafa n’en croit pas un mot.

 

« Vous imaginez un peu l’absurdité de la situation ?, fulmine le syndicaliste. La Ville de Grenoble qui refuse de reprendre un agent motivé, qui veut travailler ? Et on fait croire à cet agent qu’on n’arrive pas à lui trouver un poste ? » Les explications, d’après lui, crèvent les yeux. Sebti Rezaigia est d’abord dans le collimateur du plan de sauvegarde des services publics locaux.

 

« Les ressources humaines qui portent bien mal leur nom », tacle-t-il, ont en fait pour consigne de dégraisser la masse salariale, peste Cherif Boutafa. « Ce sont les agents les plus faibles qui trinquent », se désole-t-il. Patrick Fiorina, syndicaliste FO acquiesce. « Ce dossier ressemble à quelques autres que nous suivons ».

 

Des avis médicaux évolutifs 


Partir en retraite anticipée signifiait pour Sebti Rezaigia se contenter d’une pension mensuelle de 250 euros. Hors de question pour lui d’accepter un tel arrangement, d’autant que l’agent clame sa volonté de retravailler.

 

Epaulé par FO, Sebti Rezaigia, conteste donc la décision de la Ville, et l’avis médical sur lequel elle se repose.Image

 

Et l’employeur territorial se voit même obligé de saisir la commission de réforme, une instance consultative paritaire chargée de donner des avis, en cas de litige.

 

En 2017, la commission répond qu’elle n’a pas assez d’éléments pour statuer et réclame une expertise médicale, rapporte Cherif Boutafa, qui ajoute : « Ce qui démontre bien que la Ville affirme ce qu’elle veut ». Il faut attendre février 2019, et l’intervention du syndicat pour que le dossier repasse enfin en commission. Cette fois, le verdict tombe : l’agent doit être réintégré. Comprend qui peut, les expertises médicales sont devenues favorables à la reprise du travail. La collectivité s’exécute et retrouve un poste à l’agent.

 

N’ayant aucune explication à fournir sur ce revirement de l’avis médical, Maud Tavel dit comprendre l’amertume qu’a pu ressentir l’agent : « C’est regrettable d’être passé par cette première étape qui a dû être difficile pour lui, admet compréhensive Maud Tavel, mais aujourd’hui je ne peux que me satisfaire qu’il puisse reprendre son travail sur le poste qui était le sien, il y a quelques années. »

 

L’agent compte se pourvoir en justice

 

Le 1er avril, Sebti Rezaigia a repris son poste à la Ville de Grenoble, celui qu’il occupait à son entrée à la Ville en 2008. Ces trois ans de « galère », comme il dit, lui restent néanmoins en travers de la gorge et il n’est pas question pour lui de passer l’éponge.

 

Sur les conseils du syndicat FO, l’agent se prépare à saisir la justice afin de réclamer des réparations à son employeur pour les préjudices moraux et financiers subis.

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Il n’a ainsi pas du tout apprécié le courrier remontant à six mois à peine, dans lequel la direction de ressources humaines soutient qu’il ne sait ni lire ni écrire, et lui fait comprendre qu’il est inemployable.

 

Et Sebti Rezaigia de brandir son curriculum vitae manuscrit rédigé par ses soins pour contredire ces allégations. « Un tel dénigrement porte clairement atteinte à la dignité humaine, avertit Patrick Fiorina. C’est un délit punissable au pénal », ajoute-t-il.

 

 Séverine Cattiaux

 

Source : article Un agent municipal de Grenoble jugé inapte réintégré après trois ans de “galère” : FO accuse, la Ville se défend | Place Gre'net - Place Gre'net

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CHRONOVELO! Publié le Samedi 9 Mars 2019 à 18:59:35

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CANDIDAT AUX MUNICIPALES 2020 A GRENOBLE! Publié le Mardi 26 Février 2019 à 18:04:48

EN BREF – Cherif Boutafa, instructeur du domaine public, syndicaliste et candidat aux municipales de 2020, est entré dans la course. Ce dernier a présenté, ce samedi 23 février, les premiers colistiers qui l’accompagneront peut-être jusqu’à la mairie de Grenoble.

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© Florian Espalieu – Place Gre’net 

L’occasion pour le syndicaliste de livrer quelques réflexions sur la campagne qui se profile. Cherif Boutafa, candidat aux municipales 2020 à Grenoble. Cherif Boutafa, instructeur du domaine public et syndicaliste, avait pris les devants pour ouvrir le ban des municipales de 2020. En effet, ce dernier avait annoncé sa candidature dès juillet 2017, sous la bannière de La République en marche (LREM). Une idée que ce « citoyen hors du sérail », comme il se définit lui-même, a définitivement abandonnée pour partir sans étiquette politique.

Cherif Boutafa se déclare aujourd’hui « prêt à rassembler », même si pour lui le profil de maire idéal n’existe pas. Il dispose déjà, pour sa campagne, d’une équipe d’une vingtaine de personnes. Pour la lancer, il a présenté ses premiers colistiers ce samedi 23 février sur le parvis de la gare de Grenoble. L’occasion pour le futur candidat de se livrer à quelques réflexions sur la campagne qui s’annonce. « Il faut savoir faire sa place et s’y prendre suffisamment à l’avance ». Pas si simple de constituer une équipe, reconnaît Cherif Boutafa. Un défi encore plus difficile à relever pour les « nouveaux entrants en politique ».

« Il faut savoir faire sa place et s’y prendre suffisamment à l’avance pour construire une équipe cohérente avec des objectifs ambitieux », explique-t-il. Raison qu’il invoque pour ne présenter, pour l’heure, qu’une petite partie de l’équipe.

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Les premiers colistiers de Cherif Boutafa. DR   Les profils des colistiers ? « Des profils d’engagement associatif ou citoyen. Beaucoup d’engagés se connaissent et nous avions un retour de terrain plutôt appréciable pour mener à bien une campagne », décrit Cherif Boutafa. Mais attention, « pas seulement pour gagner des voix mais pour présenter un projet adapté aux besoins des Grenoblois », précise-t-il.

 

" Les attaques peuvent être rudes, les échanges virulents ". 

Pour autant, Cherif Boutafa ne se berce pas d’illusions. « Se lancer en tête de liste, c’est prendre le risque de ne pas être aimé. […] Les attaques peuvent être rudes et les échanges virulents. Se lancer c’est aussi prendre ce risque », estime-t-il. L’occasion de tacler l’équipe en place dont les projets sont à son sens « des hérésies locales ». « Certaines orientations ne correspondent pas à notre vision. Tant mieux ! C’est grâce à des désaccords que l’on peut mener un programme. Nous pouvons aussi faire changer les choses tout en restant dans une ligne conductrice, voire un héritage », relativise Cherif Boutafa.   

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Les premiers colistiers de Cherif Boutafa. DR

Le délégué syndical sait bien qu’au cours de cette campagne on va l’attendre au tournant. « Si nous incarnons une “nouvelle tête”, on attend de nous du nouveau. Une nouvelle façon de travailler, de nouveaux axes de communication, de nouveaux projets. Les options sont nombreuses », énumère-t-il. Si une ville peut expérimenter, elle ne doit pour autant pas être « sacrifiée » au nom d’une volonté personnelle, juge Cherif Boutafa. « Un projet de collectivité peut mettre du temps à porter ses fruits, même s’il ne nous paraît pas porteur. Pesons bien le pour et le contre avant de nous engager contre », prône-t-il prudemment. « Ne quittons jamais notre carnet et notre stylo ! » Cherif Boutafa l’assure, les citoyens, les associations, les commerces et entreprises attendent bien plus qu’un élu qui sait parler en public. Ce dont ils ont besoin c’est d’une vision, d’une volonté pour faire évoluer le territoire, estime-t-il. Comment ? « [En se projetant] ensemble dans un avenir à moyen et long terme pour savoir quels sont […] les projets structurants ».   

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Chérif Boutafa et Sid Hamed Beldjenna. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Et si certains habitants n’en voient aucun ? « C’est peut-être qu’ils ne sont pas encore prêts à se lancer ! Mais pas de panique, ce n’est pas quelque chose qui vient parce qu’on y pense, ce sont des idées de fond qui peuvent jaillir […] », rétorque Cherif Boutafa. À cet effet, « ne quittons jamais notre carnet et notre stylo ! […] Et n’hésitons pas à noter nos idées, bonnes ou mauvaises. Nous ferons le tri en temps voulu », professe le délégué. Qui caresse l’espoir que l’accumulation de ces notes puisse lui permettre de « structurer une vision que nous avons sans doute déjà, mais qui peine à [s’installer] par manque de collectif et de confiance », conclut Cherif Boutafa.

Joël Kermabon

 Source : article Cherif Boutafa présente ses premiers colistiers en vue des élections municipales de 2020 | Place Gre'net - Place Gre'net

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DEVOIR DE MEMOIRE, POUR PLUS JAMAIS CA ! Publié le Jeudi 14 Février 2019 à 19:33:01

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