
Il faut attendre que les premières « vraie »s tomates arrivent toutes rouges du jardin.
- Tomates en quantité
- une demie morue seiche (les vraies celles qui ressemblent aux raquettes de tennis)
- En premier faites une bonne braise et prévoir un grand grill, et respecter l’emploi des feux ouverts selon les périodes de l’année. Le bois de ceps de vignes non traitées à l’arsenic convient parfaitement.
Point de bois odoriférant surtout !
- Achetez de la morue très sèche, il y en a encore sur les marchés. Surtout ne pas utiliser les morues salées superficiellement et gorgées d’eau, que vous trouvez dans le super marché,(attention je prends les noms de celui ou celle qui achète de la morue dessalée congelée) le résultat serait décevant et nul.
- Cueillez dans votre jardin de grosses tomates bien mûres, une seule personne peut en manger de 4 à 6 c'est un plat unique.
- Brossez à sec avec un brosse chiendent dure les deux cotés de la morue, faire tomber le maximum de sel.
-Avec un couteau à dents découpez dans les meilleures parties de la morue des carrés de 8x8 environ
- Coupez les tomates en deux transversalement, et exprimez les pépins
- Déposer toutes les tomates coté peau sur le grill
ainsi que les carrés de morue coté peau noire
- la peau des tomates doit se détacher facilement lorsqu'elles son cuites, en remettre d'autres car on consomme beaucoup de tomates dans cette recette.
- les carrés de morue à ce stade doivent un peu noir coté peau, ne pas le retourner, le blanc doit être encore très sec. L’odeur de la morue traitée de cette façon n’est pas des plus agréable, mais le résultat en vaut largement le désagrément, et puis n’oubliez pas que vous êtes dehors, sous les mûriers en tain de siroter un bon pastis.
- chacun prend la quantité de tomates qu'il désire et il les dépiotte dans son assiette
- râper la quantité d'aïl que vous jugez nécessaire sur les dents de la fourchette mise à plat
- prendre la morue encore chaude et l'escacher sur le tomates finement (attention à la quantité de morue), pensez que cette morue n'a subit aucun dessalage, sauf l'action de la brosse) si vous mettez trop de morue le plat sera terriblement salé, trouvez donc un bon équilibre, au bout de la troisième fois vous aurez compris.
- mettre de l'huile d'olive comme vous je jugez.
- mélangez le tout avec votre fourchette.
- saucer le pain dans cette préparation jusqu'à épuisement du plat
- recommencer autant de fois que vous aimez
C'est très rustique mais très bon, à mon goût, attention à la tension sanguine, il y a beaucoup de sel tout de même.
Ne pas consommer le soir, vous imaginez pourquoi, ou alors prévoir beaucoup d’eau.
Si cela ne vous suffit pas vous pouvez terminer avec un fromage « couyen », après cela plus moyen d’approcher la gente féminine, haleine de chacal garantie, et soif, très soif.
Je vous donnerai la recette de Couyen si vous êtes gentil, mais c’est très fort et vraiment très peu hygiénique (restes de fromages macérés avec asticot pour rendre le tout onctueux) si si si cela existe, mais on tue les asticots avec de la gnole à 90° avant de tartiner ce fromage sur une tranche de pain et de la mettre à gratiner devant la braise. Ne pas faire gratiner en plein air sinon la gendarmerie viendra voir si vous n’avez pas déterré un cadavre.
Un rosé frais par personne, accompagne bien la chose, attention c'est un plat d'été, sieste obligatoire sous un bon mûrier Napoléon.
L’aïoli
ne se mange pas l’été et surtout pas le soir, mais pour des raisons
d’évolution de société je vais vous donnez la recette de l’aïoli qui se
mangeait auparavant l’hiver et le vendredi à midi, et oui c’était le
jour du poisson, c’est un plat de pauvre comme expliquée dans l’aïoli
des estivants.
Je prépare toujours les légumes avant et je fait l’aïoli (ou sauce aillade en français) proprement dite au dernier moment, c’est très facile vous verrez.
- 1 bonne trentaines d’escargots grisés des restanques (préparation : faire jeûner avec des branches de fenouil fraîches, rincer dans plusieurs eau additionner de vinaigre et de sel pour les faire baver, lorsqu’il ne bave plus les faire cuire dans de l’eau salée avec un feuille de laurier et des bâtons de fenouil) prévoir les piques à escargots, ne pas trop faire cuire sinon ils vont devenir caoutchouteux.
Dans un mortier en marbre (attention prévoir un mortier assez gros) et à l’aide d’un pilon en buis, *anéantir 12 gousses d’ail dégermées et 2 amandes douce mondées, aidez vous d’une pincée de gros sel les cristaux serviront de meule en quelque sorte. Ajouter deux jaunes d’œufs (la véritable aïoli se monte sans œufs, mais c’est galère), quelques gouttes de vinaigre et donner deux tours de fouet (je vous épargne le pilon, car la « vraie » se monte uniquement avec le pilon) attendre deux minutes et commencez à tourner en versant lentement l’huile d’olive extra vierge première pression à froid, mettez un bec verseur genre Pastis de cette façon vous aurez un débit régulier.
C’est parti, bonne chance, l’aïoli doit être assez ferme pour que le pilon reste planté droit.
Pour grandes gourmandes et petits gourmants à consommer sans retenue
Quelques
pois-chiches, la bonne moitié d'un oignon, des olives noires de l'année
dernière et une bonne rasade d'huile d'olive fruitée, voila de quoi se
taper la bedaine. Le pain ?
la gelée prête à la mise en pot
attention c'est très chaud
la couleur est à peu près normale
jupi, c'est pas le roi de la photo
un petit test après la prise, berk cela à le goût de coings !
J'en ai bien trouvé deux mais elles n'étaient pas mûres, Les tomates donnent à plein en ce
moment, il faut en profiter. Si vous avez la chance d’avoir de la morue
à la maison n’hésitez pas.
Faire
dessaler la veille, la morue coupées en morceaux dans un grand saladier
d’eau fraîche et évitez que les morceaux touchent le fond du récipient,
changez l’eau au moins deux fois.
Pour quatre beaux morceaux de morue il faut :
Quatre ou cinq belles tomates bien mures
Un bel oignon émincé
Deux belles gousses d’aïl écrasées avec le plat du couteau
Du persil haché
Un joli bouquet garni classique, deux bâtons de fenouil frais (c’est le moment de le ramasser pour l’hiver)
Une petite pincée de sucre
Une cuillère de farine pour la liaison
Prendre une jolie cocotte en fonte et mettre un fond d’huile d’olive, bien faire revenir l’oignon émincé, ajoutez les morceaux de morue et les deux gousses d’aïl.
Pelez et épépinez les tomates, les couper en morceaux et les mettre dans la cocotte.
Ajoutez du sel (si nécessaire, car la morue est encore un peu salée), du poivre, le bouquet garni, les bâtons fendus de fenouil (aneth sauvage pour plus de précision)et vers la fin le persil haché + une pincée de sucre pour réduire l’acidité.
Laissez cuire doucement ;
Diluez dans de l’eau froide et sans faire de grumeaux, une cuillère de farine de ménage.
Ajoutez cette préparation dans la cocotte et donnez quelques tours de cuillère en bois, laissez cuire très doucement en surveillant la morue.
Servez chaud avec des pommes de terre en robe des champs.
Certains ajoutent des câpres ; personnellement je n’en suis pas partisan car la morue possède assez de goût. Je réserve les câpres pour le thon, mais cela est une autre histoire.
